Benmoussa rappelle l’importante contribution marocaine à l’effort de guerre (14-18)

L’ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa, a souligné, jeudi soir, à Paris l’importance du travail de mémoire sur des événements comme la première guerre mondiale pour rappeler l’engagement d’hommes qui ont sacrifié leur vie pour faire triompher les valeurs communes de liberté, de démocratie, de justice, de paix, de tolérance et du vivre-ensemble.

Intervenant lors d’une conférence à l’occasion du Centenaire de la fin de la première guerre mondiale tenue au siège de la prestigieuse Fondation Charles De Gaulle, l’ambassadeur a rappelé, à cet égard, la participation héroïque de quelque 40.000 Marocains à toutes les grandes batailles de cette guerre et le courage et la bravoure dont ceux-ci ont fait montre dans leur combat contre l’envahisseur.

Le diplomate a souligné, dans ce même cadre, que l’effort de guerre du Maroc n’a pas concerné seulement le volet militaire, mais il a été également socio-économique par l’envoi, en quatre années de guerre (1914-1918), de 34.500 travailleurs en métropole et de denrées alimentaires de toutes sortes.

La participation des Marocains à la Grande Guerre balise une étape de notre histoire militaire commune et pose les jalons d’une fraternité d’armes que les soldats marocains et français ont écrite avec leur sang et qui servira de référence historique pour l’appel du Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef en 1939 exhortant la nation marocaine à apporter un soutien inconditionnel et «un concours sans réserve» à la France, a affirmé Benmoussa lors de cette conférence organisée par l’Association internationale L’Ambassadrice présidée par la marocaine Naïma Moghir.




Le Maroc, par la voix du roi Mohammed V, et avec lui, le peuple marocain, s’était engagé, sans ambages ni ambiguïté, aux côté des alliés, affirmant avec force et sans la moindre réserve, son plein engagement pour la libération de la France, a rappelé l’ambassadeur.

C’était là, a-t-il dit, l’expression manifeste et spontanée des convictions profondes du Souverain fait compagnon de la libération par le Général De Gaulle en 1945 pour le sacrifice des goumiers marocains contre l’occupant nazi et pour les valeurs et principes que le Maroc a toujours partagés avec le monde libre.

En ces temps difficiles où de nombreuses contrées font face au terrorisme et au repli identitaire, le devoir de mémoire s’impose pour nos générations comme il s’impose pour donner des repères et du sens aux futures générations, a insisté le diplomate en soulignant que de la commémoration d’événements, de lieux et de monuments participe de cet exercice en revivifiant la mémoire, pour rappeler l’engagement de ces hommes qui ont sacrifié leur vie pour faire triompher les valeurs communes de liberté, de démocratie, de justice, de paix, de tolérance et du vivre-ensemble.

Notre espoir est que les valeurs partagées avec la France constituent un socle pour relever les défis communs et construire ensemble un partenariat renouvelé et renforcé entre les deux pays, a-t-il affirmé en se félicitant de l’excellente coopération qui lie le Maroc et la France dans différents domaines.

Le Maroc et la France, c’est aussi une communauté de destin et de bon voisinage, permettant aux deux pays de se retrouver sur les grandes questions et de coordonner leur actions pour relever, de manière lucide, les nombreux défis auxquels fait face notre région euro-méditerranéenne et africaine, a-t-il ajouté.

L’ambassadeur a conclu en mettant en exergue le rôle joué par les élus territoriaux français et marocains pour renforcer les liens d’amitié et être un support aux institutions gouvernementales, à travers une coopération décentralisée gagnant-gagnant.

Benmoussa a également rendu hommage à la communauté marocaine installée en France, que SM le Roi entoure de Sa haute sollicitude, et qui a veillé à la préservation de la mémoire des parents, des frères et amis, morts dans le combat pour la liberté.

Au début de la conférence, qui a été introduite par la présidente de l’Association internationale L’Ambassadrice, une minute de silence a été observée à la mémoire de feu Mohammed V et du Général Charles De Gaulle.




Plusieurs personnalités civiles et militaires, dont des chercheurs, des historiens et des universitaires, spécialistes des relations internationales, sont intervenues dans le cadre de deux tables rondes au programme de la conférence pour jeter la lumière sur les péripéties qui ont marqué les deux guerres mondiales et leurs conséquences désastreuses.

Parmi ces personnalités figure Mustapha El Ktiri, Haut-commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, qui a enrichi le débat par de précieux éclairages sur ces péripéties.

Cette conférence a bénéficié du soutien de la Fondation Charles De Gaule, de l’ambassade du Maroc en France, du Haut-Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, du cercle Ibn Khaldoun et de l’Institut Mandela.



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