Vers la fin des « tests de virginité » au Maroc ?




Trois organisations viennent de lancer un appel aux gouvernements de plusieurs pays, dont le Maroc pour mettre fin au «test de virginité».

L’Organisation mondiale de la santé, le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies et ONU Femmes affirment qu’il est impossible via un test de prouver qu’une femme a eu ou non un rapport sexuel en examinant simplement son hymen. Et demande l’interdiction de ce test pratiqué dans plusieurs pays notamment au Maroc, en Égypte, en Inde, au Brésil, en Afghanistan, en Libye, en Turquie, etc…

Aucune base scientifique

Dans un communiqué publié la semaine dernière, ces trois organisations indique que ce «test de virginité» n’a aucune base scientifique ni clinique. « Aucun examen ne peut prouver qu’une fille ou une femme a eu des relations sexuelles – et l’apparence de l’hymen d’une fille ou d’une femme ne peut pas prouver qu’elle ait eu des relations sexuelles, qu’elle soit sexuellement active ou non ».




Violation des droits de l’homme

Pour l’ONU, ce «test de virginité» est une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes et peut être préjudiciable au bien-être physique, psychologique et social des femmes et des filles. Le «test de virginité» renforce les notions stéréotypées de la sexualité féminine et de l’inégalité de genre.

Cette examen peut être douloureux, humiliant et traumatisant. Étant donné que ces procédures sont inutiles et potentiellement dangereuses, il est contraire à l’éthique de la part d’un médecin ou d’un autre fournisseur de soins de santé. De telles procédures ne doivent jamais être effectuées, selon la même source.

Les personnes à risque

La déclaration inter-institutions souligne que les tests de virginité ont été documentés dans de nombreux endroits et constituent une tradition de longue date dans un certain nombre de pays, dont le Maroc, où cette pratique est encore répandue.

Dans de nombreux contextes, ces tests sont considérés comme faisant partie de l’évaluation des victimes de viol. Cela est « inutile et peut causer de la douleur et imiter l’acte de violence sexuelle original, exacerber le sentiment d’impuissance des victimes et causer une nouvelle victimisation », précise t-on dans le communiqué.

Le résultat de ce critère non scientifique peut avoir une incidence sur les procédures judiciaires, souvent au détriment des victimes et en faveur des auteurs, aboutissant parfois à l’acquittement des auteurs.

Faire des changements positifs

« L’élimination de la pratique néfaste nécessitera une réponse collaborative de l’ensemble de la société, appuyée par la communauté de la santé publique et les systèmes de santé, y compris les professionnels de la santé. Les professionnels de la santé doivent être soutenus efficacement pour refuser les demandes par les lois et les politiques appropriées.




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