La gestion de l’urgence médicale au Maroc est l’affaire de tous

La gestion de l’urgence médicale au Maroc est l’affaire de tous, a affirmé le ministre de la Santé Anas Doukkali samedi à Rabat lors de l’inauguration officielle de la 2ème édition du congrès international de la Société marocaine de médecine d’urgence.





S’exprimant au terme de cette rencontre tenue en présence d’un parterre d’éminents spécialistes du monde des urgences, M. Doukkali a relevé que la médecine d’urgence représente un indicateur de la qualité du secteur de la santé, et constitue de ce fait, un axe prioritaire de la politique de santé du Royaume.

Il a fait observer que plusieurs actions ont été mises en œuvre dans le cadre du plan national des urgences médicales, du précédent quinquennat, et que le ministère compte poursuivre ses actions et en entreprendre d’autres dans un futur proche, et ce conformément aux orientations du plan sectoriel « Santé 2025 ».

« Il s’agit d’un plan ambitieux ayant comme vision, un système de santé cohérent pour une offre de soin, organisée, de qualité et accessible à tout le monde, basée sur une nouvelle gouvernance, et des programmes de santé efficaces. Il se base sur trois piliers déclinés en 25 axes, intégrés et articulés autour de 25 actions », a-t-il relevé.

Tout ce chantier, a-t-il fait observer, ne peut se concrétiser « sans l’élément pivot et incontournable » que sont les hommes et les femmes professionnels urgentistes dont l’effectif et les compétences seront renforcés, sachant que le ministère prévoit de prendre de nouvelles mesures incitatives d’accompagnement visant à les stimuler et les encourager davantage en vue de relever le défi des urgences médicales.

Abondant dans le même sens, le président de la société marocaine d’anesthésie, d’analgésie et de réanimation, Dr Ghassane El Adib, s’est dit fier de l’évolution de la médecine d’urgence ces dernières années, notamment l’installation de plusieurs Services d’aide médicale urgente (SAMU), dans certains « font du très bon travail ». Néanmoins il a souligné qu’il reste beaucoup à faire au niveau de la prise en charge des patients aux urgences, précisant que 81% des admissions hospitalières dans le monde passent par les urgences.

M. El Adib a notamment fait part de sa volonté d’engager une réflexion sur la spécialité de la médecine d’urgence qui est en train de perdre de l’attractivité, à travers la révision du cursus et l’élaboration d’un référentiel métier et compétences pour toutes les spécialités médicales et paramédicales.

Ce congrès a été notamment l’occasion de rendre un fervent hommage aux Dr Sbihi Ahmed et Dr Atmani Mohamed, en mettant en exergue le parcours exemplaire de ces deux médecins qui ont marqué de leur empreinte le développement du secteur de la santé et contribué à sa promotion avec beaucoup d’honnêteté et d’intégrité.

Organisé par la Société marocaine de la Médecine d’urgence (SMMU), le congrès constitue l’occasion d’établir un diagnostic et une analyse de la situation des urgences dans les différents hôpitaux du Maroc ainsi qu’une plateforme pour la définition d’une nouvelle vision des urgences au Maroc, ainsi que la révision du mode de fonctionnement des unités d’urgences nationales.




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