40% des Marocains souffrent de troubles mentaux !

Des chiffres troublants ont été révélés par le ministre de la Santé. Anas Doukkali a annoncé que 40% des Marocains souffraient de troubles mentaux et 26% souffrent de dépression. 




Lors de la session des questions orales au sein de la Chambre des représentants, lundi dernier, portant sur les services psychiatriques des hôpitaux, le ministre a affirmé que « 26,5% des Marocains de plus de 15 ans souffrent de dépression, 9% d’angoisse, et 5,6% de troubles mentaux dont la schizophrénie. Au total, près de 40% de Marocains ont des troubles mentaux ».

Le ministre a reconnu le manque d’infrastructures au sein des hôpitaux du pays pour soigner ces maladies en révélant d’autres chiffres inquiétants sur la santé mentale puisque le Royaume dispose, en tout et pour tout, de 2.238 lits dédiés aux maladies mentales, soit 0,67 lit pour mille habitants et de seulement de 290 psychiatres, 5 pédopsychiatres, 1.069 infirmiers formés en psychiatrie et 36 établissements dédiés à la santé mentale tout secteurs confondus.

Le ministre de la Santé a affirmé que « son département fournit de grands efforts pour améliorer le secteur de la santé mentale en appliquant les recommandations de l’OMS et du CNDH ».

C’est à ce titre, selon le ministre, que son ministère préconise « la généralisation des services de santé mentale aux hôpitaux du pays ». Anas Doukkali a révélé que plusieurs structures médicales de psychiatrie et de santé mentale de nouvelle génération ont été créées dans les hôpitaux publics comme à Agadir, Kénitra ou encore Béni Mellal. Et chaque nouvel établissement aura à prévoir plusieurs spécialités et des unités pour soigner les addictions et soutenir les familles.

Au niveau de la formation, le ministre de la santé a promis la promotion de 30 psychiatres chaque année et la formation annuelle de 10 pédopsychiatres.

Ce rapport fait ressortir que la santé mentale reste le parent pauvre du secteur médical au Maroc alors que, partout de par le monde, les troubles mentaux sont érigés en priorité, comme le recommande l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon cette organisation, les cas de dépression auraient d’ailleurs augmenté de 18% en à peine dix ans, entre 2007 et 2017.




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