Polémique en Italie: Salvini veut imposer un couvre-feu aux supérettes tenues par des étrangers

Les supérettes de nuit sont dans le viseur de l’extrême droite italienne…

Matteo Salvini, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il souhaitait instaurer de nouvelles règles et plus particulièrement, fermer « les supérettes ethniques devenues des refuges pour ceux qui troublent l’ordre public ».

Le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini qui essuie de nombreuses critiques depuis son annonce, envisage de modifier un décret sur la sécurité, dans le but d’imposer la fermeture dès 21 heures des épiceries tenues par des étrangers.





Dans ce live Facebook traitant de plusieurs sujets d’actualités, le ministre justifie cette décision. « Ces petits magasins sont la source de troubles à l’ordre public. Ces épiceries sont devenues des lieux de rencontre pour des ivrognes, dealers et autres fauteurs de troubles ».

« Ce n’est pas une initiative contre les magasins étrangers, mais pour limiter les abus et les irrégularités de certains magasins – presque tous gérés par des citoyens étrangers – qui sont devenus des refuges pour ceux qui troublent l’ordre public », a déclaré Matteo Salvini.

Cette nouvelle polémique du ministre italien a provoqué l’indignation des internautes. La mesure a également été critiquée dans les rangs de l’opposition. Andrea Marcucci du parti démocrate craint que « l’instauration de ces couvre-feux sur les entreprises ne constitue un préalable à l’instauration d’un régime autoritaire ».

« Di Maio et Salvini préparent une manœuvre désastreuse pour le pays (…). Ils imposent le couvre-feu dans les magasins tenus par des étrangers et ne veulent que des journaux et une télévision réduits en esclavage », a rétorqué le député de centre-gauche.

Pour rappel, cette mesure fait partie d’une série de décisions contre l’immigration. Matteo Salvini a notamment ordonné ce week-end « le transfert de migrants qui se sont installés dans le village de Riace » (Calabre), présenté comme un modèle d’intégration, vers des centres d’hébergement. Ce transfert est un exemple de sa « guerre contre le business de l’immigration ».




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