Affaire Khadija: polémique sur les conclusions de l’expertise médicale

Les conclusions de l’expertise médicale sur Khadija ont confirmé certaines déclarations mais ont aussi contredit ses dires relatifs aux tatouages et aux traces de brûlures sur son corps. Fortement critiqués par les avocats de Khadija, ces derniers envisagent de contester ces résultats.

La partie civil reste dans l’incompréhension. L’expertise médicale a été effectuée sur Khadija le 20 septembre, alors que le rapport a été remis le 10 octobre au juge d’instruction près la Cour d’appel de Béni Mellal.

Me Ibrahim Hachane, l’un des avocats de Khadija, à déclaré aux média que « des informations du secret médical ont fuité dans les médias » bien avant que les avocats ne le reçoivent. « Le secret de l’instruction a été bafoué. Nous attendons du parquet qu’il sévisse contre les contrevenants », déplorant toutefois que le rapport ait été rédigé en français, ce qui est selon lui, “anticonstitutionnel”.




Pour Youssef Chahbi, un autres avocats de Khadija, les conclusions de l’expertise sont « contradictoires et incohérents (…) n’apportent aucune réponse aux questions du juge d’instruction ».

« Le rapport dit qu’il ne peut ni confirmer ni infirmer les allégations de Khadija, donc c’est retour à la case zéro pour nous… Il n’a apporté de réponses à aucune des deux parties de l’affaire. De plus ces experts émettent des hypothèses sur des événements auxquels ils n’ont pas assisté et qui ne sont pas dans le cadre de leur mission puisqu’antérieurs à la période de séquestration », a-t-il poursuivi.

« Après consultation avec les autres avocats, on va sûrement contester cette expertise », conclut-il.

Les audiences ont été reportées au 24 de ce mois, dans l’attente des conclusions des enquêtes et des recherches judiciaires.

Pour rappel, 12 prévenus dont un mineur comparaissent dans cette affaire pour des faits de «traite d’êtres humains envers une personne de moins de 18 ans, détournement de mineur, enlèvement et séquestration, menace de mort avec usage d’arme blanche, mauvais traitements et torture ayant conduit à une incapacité permanente et à un traumatisme psychique».




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