Bourita: l’engagement du Maroc en faveur du désarmement et de la non-prolifération est un choix stratégique

L’engagement du Maroc en faveur du désarmement et de la non-prolifération est un choix stratégique qui illustre son ferme dévouement en faveur de la paix et la sécurité internationales, ainsi que son attachement au principe de règlement pacifique des différends, a affirmé, mercredi à New York, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Nasser Bourita.




« Etant convaincu que les armes nucléaires ne sont ni une garantie de sécurité ni une assurance de stabilité sur les plans régional et international, le Maroc reste engagé en faveur du multilatéralisme pour un désarmement général, complet et irréversible, en vue de parvenir à un monde exempt d’armes nucléaires », a souligné M. Bourita lors d’une réunion de haut niveau pour la promotion et la commémoration de la « journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires », organisée en marge de la 73è session de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

Insistant sur l’impératif de se mobiliser pour entreprendre des mesures concrètes en vue de l’élimination totale de ces armes, le ministre a rappelé que le Royaume du Maroc, Etat partie à la totalité des instruments multilatéraux en vigueur relatifs aux armes de destruction massive, a activement participé à la Conférence des Nations Unies sur la négociation du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires, et ce en tant que Vice-président représentant la région africaine, et a voté en faveur de son adoption.

Parmi les éléments principaux qui ont contribué à altérer la confiance indispensable des Etats dans la pertinence du régime de non-prolifération figurent en premier lieu les efforts insuffisants en matière de désarmement nucléaire sur le plan multilatéral, a-t-il relevé, ajoutant que l’absence de certains acteurs essentiels dans le cadre du processus de négociations d’un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires suscite un certain nombre d’interrogations légitimes pour la Communauté Internationale dans son ensemble.

Selon lui, le présent contexte international et les défis grandissants rendent impératif d’œuvrer pour parvenir au désarmement nucléaire et à l’élimination complète et irréversible des armes nucléaires. Pour ce faire, la communauté internationale se doit de préserver le consensus, réhabiliter les vertus de la négociation et du multilatéralisme, et promouvoir la force du droit et la transparence, a-t-il dit.



Le Royaume du Maroc est plus que jamais convaincu que la consolidation de l’approche multilatérale et de la coopération internationale représentent des éléments fondamentaux pour apporter des réponses universelles et efficaces aux menaces globales, a-t-il affirmé, disant que l’existence et la prolifération des armes nucléaires continue d’être une grande menace pour la paix et la sécurité internationales, et constitue une contradiction morale inhérente, de par leurs conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques.

Ainsi, le désarmement nucléaire et l’élimination totale des armes nucléaires sont la seule garantie absolue contre l’emploi ou la menace d’emploi de ces armes, d’où l’importance d’œuvrer à l’édification d’un monde sûr pour tous et d’instaurer la paix et la sécurité dans un monde exempt d’armes nucléaires, a-t-il dit.

Cette réunion intervient dans un contexte mondial marqué par la recrudescence des défis à la sécurité internationale et l’exacerbation de la menace terroriste au point de mettre en péril la stabilité et l’intégrité territoriale des Etats, dit M. Bourita, notant que « cette situation nous appelle à fournir tous les efforts en vue de l’interdiction et l’élimination complète des armes nucléaire qui est l’attitude impérative la plus responsable à adopter ».

Et le ministre de souligner que la situation actuelle est d’autant plus aggravée par la léthargie que connaissent les mécanismes onusiens de désarmement. Or, l’efficacité renforcée de ces mécanismes reste tributaire de la volonté politique des Etats et de leur disposition à respecter les obligations et les engagements internationaux pris en la matière dans le cadre des Nations Unies, a-t-il conclu.




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