Après Paris, la police marocaine pourrait intervenir à Rennes

Comme pour le nord de Paris, à la Goutte d’Or, des policiers marocains pourraient bientôt prêter main-forte à leurs collègues de la police française à Rennes, où un député veut déposer un projet de loi visant à faire appel à la police marocaine pour identifier les migrants mineurs non-accompagnés dans la ville de Rennes.

Le député de La République en Marche (LREM) d’Ille-et-Vilaine et président du groupe d’amitié Maroc-France, Mustapha Laabid veut déposer un projet de loi pour une expérimentation, déclare-t-il au journal Le Télégramme, à l’image de ce qui se fait actuellement dans quelques arrondissements de Paris où la police marocaine procède à des auditions.

« Je travaille sur une loi sur les mineurs non accompagnés. Une proposition de loi pour aborder différemment l’accueil de ces jeunes (…) la plus grande difficulté est de savoir d’où ils viennent… Maroc, Algérie… Pour beaucoup, on ne sait pas » a-t-il déclaré au site régional le télégramme.

D’après la chancellerie, cette mission tentera de « rétablir les liens familiaux, voire d’envisager le retour de ces jeunes au Maroc, s’il est établi que ce retour correspond à l’intérêt supérieur de l’enfant ».

Ces policiers marocains devraient procéder à des auditions après des interpellations de la police française. Si le jeune mineur fait l’objet d’un signalement de la part de sa famille au Maroc, il pourra alors être rapatrié. Si l’enfant n’est pas signalé, les ministères marocains et français de la Justice tentent de trouver un accord pour garantir « la protection des mineurs » tout en procédant à leur éloignement jusqu’au Maroc.




Ce dernier rencontrera, dès demain, le ministre de l’Intérieur, français Gérard Collomb pour le convaincre du bien-fondé de ce projet de loi, assurant que «le Maroc est opérationnel. Ils m’ont donné leur accord».

La nouvelle Consule général du Maroc à Rennes, Najoua El Berrak, a déclaré: «Je respecte la proposition du député Mustapha Laabid. Une fois que j’aurai réuni toutes les informations concernant la situation à Rennes, je les transmettrai à ma hiérarchie qui verra avec la France s’il est pertinent de faire la même chose ici. S’il y a accord, le consulat aménagera l’espace nécessaire pour ces identifications».

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