Algérie: Ali benflis dénonce de nouveau les atteintes aux droits de l’Homme et à la liberté d’expression

Le parti algérien Talaie El-Houriat de l’ex-chef de gouvernement, Ali Benflis, a de nouveau dénoncé les harcèlements systématiques qui visent l’opposition algérienne confrontée à un verrouillage médiatique sans précédent.

Dans un communiqué rendu public à l’issue d’une réunion de son bureau politique, tenue le week-end à Alger, «Talaie El-Houriat» s’est élevé contre «les atteintes au droit de manifester pacifiquement et à la liberté d’expression» comme vient de le vérifier à ses dépens, à trois reprises, le mouvement d’opposition Mouwatana.

Il a condamné le recours des autorités algériennes à des moyens et méthodes «peu honorables pour empêcher le rassemblement pacifique que se proposait d’organiser le mouvement Mouwatana», relevant que «l’attitude du pouvoir politique donne la preuve que dans la réalité, l’Etat d’urgence est toujours en vigueur, malgré sa levée officielle et que les marches et rassemblements sont interdits non seulement dans la capitale, mais dans tout le pays».




Notant que «les autorités ne lésinent pas sur les moyens pour empêcher l’opposition de s’exprimer», il a expliqué que, dans sa détermination à faire taire les voix discordantes, le pouvoir politique ne s’embarrasse plus des formes vis-à-vis de l’opinion publique.

«Le pouvoir politique est décidé à empêcher l’opposition d’aller à la rencontre du citoyen pour lui présenter d’autres alternatives pacifiques que la démarche autoritaire du pouvoir qui charrie le risque de dérapages préjudiciables à la stabilité et à la sécurité du pays, et à la cohésion de la nation», a déploré « Talaie El-Houriat ».

Il a estimé de même que «cette attitude liberticide du pouvoir politique en place illustre sa conception dénaturée du multipartisme avec une opposition sous surveillance, cloîtrée dans un espace délimité par des lignes rouges, qui se rétrécit de jour en jour».

Abordant la conception liberticide du pouvoir, le parti a expliqué que «le couperet de la censure, qui s’abat sur des œuvres littéraires, cinématographiques et d’autres formes d’expression artistique, participe de cette même démarche liberticide visant à proscrire toute idée non conforme aux certitudes du régime politique en place».

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