Le harcèlement de rue, enfin puni par la loi !

Ce mercredi 12 septembre la loi contre le harcèlement sexuel vient d’entrer en vigueur pour mettre fin à ce fléau. 

Mustapha El Khalfi, porte-parole du gouvernement et ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, avait annoncé à l’issue du Conseil des ministres: « Les harceleurs et autres fauteurs de troubles et de violence à l’encontre de la gent féminine seront désormais punis par la loi et écoperont de peines de prison ferme« .

Cette loi prévoit de sanctionner lourdement les auteurs de harcèlement et violence faite aux femmes. Dorénavant, ils sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison et en cas de recidive ils encourent une amende comprise entre 6.000 et 10.000 dirhams et jusqu’à 6 mois de prison.




La nouvelle loi considère comme « coupable de harcèlement quiconque persiste à gêner autrui dans des lieux publics ou autres, moyennant des agissements, propos, gestes à caractère sexuel. Le harcèlement peut également se faire via correspondances écrites, téléphoniques ou électroniques, des photos et/ou des enregistrements à caractère sexuel »,

Toutefois la sentence peu se voir aggraver si l’auteur est un collègue de travail et si c’est un proche (famille, tuteur…), la peine est de 3 à 5 ans de prison et l’amende peut monter jusqu’à 50.000 dirhams.

Les mariages forcés concerne également cette loi qui est « relative à la lutte contre les violences à l’égard des femmes ». Désormais, une peine allant de 6 mois à un an de prison ainsi qu’une amende de 10.000 à 30.000 sont prévus pour quiconque contraint « une autre personne à l’épouser, si cette union concerne une mineure, le législateur double les peines.

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