65ème anniversaire de la disparition du martyr Allal Ben Abdellah

Le Maroc commémore, mardi, le 65-ème anniversaire de la disparition du martyr Allal Ben Abdellah qui, en sacrifiant sa vie pour la défense des valeurs sacrées du Royaume, est resté dans l’histoire comme un exemple du patriotisme sincère et de la résistance nationale contre le colonialisme.

Animé par un sens élevé de l’honneur et armé de sa seule foi et d’un couteau, Allal Ben Abdellah s’attaqua, le vendredi 11 septembre 1953, au cortège de Mohamed Ben Arafa, l’homme que les autorités du protectorat français avaient voulu placer illégitimement sur le Trône.

En accomplissant cet acte d’une rare audace, le martyr Allal Ben Abdellah Il a sacrifié sa vie, en faisant preuve d’un profond attachement à la Nation et à la préservation des valeurs sacrées du Royaume et inaugurant ainsi une nouvelle phase dans la lutte du peuple marocain pour le retour d’exil de feu SM Mohammed V, contraint à l’exil le 20 août 1953.

L’acte héroïque de ce grand militant, immortalisé par les caméras, témoigne du courage de ce résistant marocain et atteste des indéfectibles liens entre le Peuple et Son Roi que les autorités du protectorat ont vainement tenté de défaire par moult stratagèmes et machinations ourdies.

Ce sacrifice suprême a marqué, à juste titre, l’ébauche de la résistance armée qui durera près de deux années, avec la création de l’Armée de libération nationale et l’engagement de milliers de Marocains dans la résistance qui a contraint les forces coloniales à de longues négociations pour concéder finalement le retour de Feu SM Mohammed V en novembre 1955. Un retour triomphal qui sera consacré par la proclamation officielle de l’Indépendance du Maroc en mars 1956.

Allal Ben Abdellah est né en 1916 à Guercif (tribu des Haouara), dans la province de Taza.




Après avoir mené une vie modeste en pratiquant le métier de peintre artisan dans sa ville natale, il emménagea à Rabat, au quartier Akkari où il était réputé pour son attachement aux nobles valeurs et à l’esprit patriotique ce qui lui avait permis de tisser des relations avec de nombreux nationalistes.

Feu Allal Ben Abdallah accomplit un acte héroïque qui le propulse dans la mémoire collective de tout un pays, en s’attaquant au cortège officiel de l’imposteur Mohamed Ben Arafa, qui allait présider la prière du vendredi dans l’enceinte du Méchouar.

La sécurité du sultan fantoche a certes empêché Allah Ben Abdallah d’arriver au bout de son acte et d’en finir avec la marionnette du colonisateur, mais elle ne pouvait rien contre l’onde de choc de la conviction du martyr: consentir le sacrifice suprême pour la patrie.

Après lui, cette conviction essaima partout à travers le Royaume, rendant l’existence ardue aux forces du colonialisme.

Animés par le geste du martyr et le courage de leur Souverain, les hommes des organisations et des cellules de la résistance s’engagent dans toutes sortes d’actions pour dissuader le colonialisme de nourrir l’espoir de la pérennité de sa présence sur le sol marocain.

À cet égard, feu SM Mohammed V avait dit : « la patrie, reconnaissante, perpétue la mémoire de résistants tels que Mohamed Zerktouni, Allal Ben Abdallah, et leur réservera dans ses Fêtes, une grande journée anniversaire digne de leur glorieux combat ».

Depuis, la Famille des anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération consacre, le 11 septembre de chaque année, à la mémoire du martyr Allal Ben Abdallah. Une occasion de commémorer les multiples significations de son acte héroïque et de son impact déterminant dans le déroulement de la lutte pour l’indépendance.




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