La coopération entre la Chine et le Maroc renforcera le partenariat sino-africain

La coopération entre la Chine et le Maroc donnera, à long terme, une forte impulsion au partenariat sino-africain, tirant profit de la la position géostratégique du Royaume qui constitue un portail des investissements chinois en Afrique, a affirmé le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Salaheddine Mezouar.

Mezouar, dont les propos ont été relayés vendredi par les médias chinois, a fait savoir que le Royaume qui se situe en Afrique du Nord, dispose d’un écosystème industriel complet qui vient s’ajouter à ses investissements en Afrique, offrant ainsi par excellence une porte d’entrée aux hommes d’affaires chinois au niveau du continent. Et d’ajouter que la coopération entre les deux pays sera mutuellement bénéfique ce qui permettra de dynamiser le partenariat sino-africain à long terme.

Le président de la CGEM, qui a pris part au Forum sur la coopération sino-africaine à Pékin (3-4 septembre), a ajouté que « les relations sino-marocaines sont ancrées dans l’histoire et se caractérisent par la stabilité et le développement des liens d’amitié », mettant l’accent sur la croissance de la coopération économique bilatérale au cours des dernières années, en particulier depuis l’établissement d’un partenariat stratégique en 2016, ce qui a facilité l’accès des entreprises chinoises au marché marocain.




Pour ce qui est du commerce, Mezouar a confirmé une forte participation des entreprises marocaines au 1 er salon international de l’import en Chine, prévu en novembre prochain à Shanghai, estimant que ce conclave économique permettra aux pays africains de développer leurs secteurs industriels, compte tenu de la nature des exportations du continent, dont la majorité concerne des matières premières.

Il a, dans ce cadre, précisé que Pékin envisage de renforcer sa coopération industrielle avec les pays africains au cours des prochaines années, notamment à travers le transfert des technologies entre les entreprises chinoises et africaines et l’amélioration de l’environnement de travail des start-ups locales ce qui est susceptible de hisser le développement économique et social du continent.

Une coopération étroite permettra aussi aux entreprises chinoises de développer leurs expertises pour s’adapter aux différents pays africains qui se caractérisent par une différenciation des cultures et des pratiques, a expliqué Mezouar, relevant que le soutien de la Chine à l’Afrique ne s’est pas tari, en témoigne les projets d’infrastructures réalisés durant les dernières années qui viennent accompagner le développement de l’expertise africaine, la modernisation et la valorisation de l’industrie dans le cadre de l’initiative « La ceinture et la route ».




Il a, par ailleurs, appelé la Chine à accroître ses investissements en Afrique dans le domaine de la formation et des projets ayant trait au secteur privé et aux programmes qui touchent la vie quotidienne des Africains pour en bénéficier directement, ce qui va contribuer, selon lui, à créer des emplois et des revenus et partant améliorer le niveau de l’éducation et de l’enseignement à l’échelle locale.

Les investissements chinois s’orientent désormais vers l’innovation technique des petites entreprises et des start-ups outre le soutien aux jeunes, a-t-il jugé, soulignant que cette tendance est de nature à faire éclore une nouvelle génération de jeunes africains et promouvoir leurs parcours professionnels, étant donné qu’ils sont de plus en plus attirés par les nouvelles technologies ce qui va impérativement booster la coopération sino-africaine.
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