L’Arabie Saoudite crucifie un condamné à mort à La Mecque

Un condamné à mort a été crucifié ce mercredi à La Mecque. Une exécution qui intervient en pleine crise diplomatique entre le royaume d’Arabie Saoudite et le Canada, provoquée par les sévères critiques d’Ottawa sur la question des droits de l’Homme.

Selon Bloomberg, le condamné, Elias Abulkalaam Jamaleddeen, avait été reconnu coupable de meurtre, vol et tentative de viol. Si la peine de mort est régulièrement appliquée en Arabie Saoudite, les crucifixions sont rares. Par le passé, toutefois, le châtiment a été appliqué à des condamnés qui avaient participé à des rassemblements contre le gouvernement ou qui étaient accusé d’être homosexuels.




Cette crucifixion fait tâche au moment ou l’Arabie Saoudite prend des mesures de rétorsion contre le Canada en réponse à ses critiques sur les droits de l’Homme. Le ministère canadien des Affaires étrangères avait dénoncé lundi les mauvais traitements subis par les militants emprisonnés, demandant la libération des militantes des droits de l’Homme détenues dans le royaume.

L’Arabie Saoudite a répliqué par une série de mesures contre le Canada : expulsion de l’ambassadeur canadien à Riyad, près de 15 000 étudiants rapatriés, gel de toute nouvelle relation commerciale entre les deux pays. Et les médias saoudiens ont lancé une offensive contre le pays d’Amérique du Nord, pointant entre autres un fort taux de suicide lié à son mode de vie, ou dénonçant l’arrestation d’un négationniste.




« Le royaume n’acceptera d’aucun pays une ingérence dans ses affaires intérieures ou des diktats imposés», a twitté le ministère saoudien des Affaires étrangères. », avait twitté le ministère saoudien des Affaires étrangères.

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