Un nouveau contrat social

En appelant à une refonte en profondeur de l’action publique à travers un élan mobilisateur et un recentrage des priorités qui la mettent au seul service du citoyen, SM le Roi Mohammed VI a jeté les bases d’un nouveau contrat social pour le Maroc de demain, celui de l’équité, de la justice sociale et du développement intégré.





Le Souverain, dans un discours historique à l’occasion du 19ème anniversaire de la fête du Trône, a mis le doigt sur les facteurs qui altèrent l’efficacité des différents acteurs publics dans leur interaction avec le citoyen, en particulier les partis politiques, notamment dans leur rôle de médiation locale.

Pour SM le Roi, les différentes instances politiques et partisanes doivent être réceptives aux doléances des citoyens, doivent interagir avec les événements et les évolutions de la société, voire anticiper leur émergence.

La société marocaine vit en effet la démocratie dans toute sa plénitude, confortée par la réforme constitutionnelle de 2011 qui a redessiné l’architecture politique et institutionnelle du pays et instauré une nouvelle génération de droits, notamment la responsabilité des pouvoirs publics dans la promotion de la justice sociale et la reddition des comptes, sans oublier la garantie d’un épanouissement économique et social à toutes les franges de la société.

Ce constat est confirmé par les différentes formes d’expressions qui animent la société marocaine aujourd’hui, que ce soit sur la toile ou sur la voie publique, et qui participent de la vitalité démocratique marocaine. Plus que jamais, le rôle des partis politiques est à cet effet vital pour redynamiser les instruments de médiation sociale et être à l’écoute du citoyen car, comme a relevé le Souverain «les formations politiques responsables sont celles qui se tiennent aux côtés des citoyens, dans les bons comme dans les mauvais jours». Mais pour assumer pleinement ce rôle, il leur faudra, comme l’a souligné SM le Roi, «renouveler leurs méthodes de travail et rénover leurs modes de fonctionnement » et «attirer de nouvelles élites et inciter les jeunes à s’engager dans l’action politique».




Le discours royal, qui a fait un diagnostic fin du déficit social qui reste à combler et qui nécessite une mobilisation de tous les instants, a annoncé une nouvelle génération de réformes qui appelle une action gouvernementale revitalisée et coordonnée afin que les affaires des citoyens ne souffrent d’aucun report, ni d’aucune attente. L’approche de proximité est, à cet égard, la clé de voûte du développement local. Le Souverain a insisté, dans ce contexte, sur la déconcentration administrative, seule à même de donner aux différents intervenants les moyens de leur action, en cohérence avec les visées de la Régionalisation avancée.

SM le Roi a particulièrement appelé à la restructuration globale du système de soutien et de protection sociale, à l’accélération de la réforme du cadre de l’investissement et de l’accompagnement des entreprises pour favoriser la création d’emplois, au soutien à la scolarisation, au lancement de la troisième phase de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et au redressement des dysfonctionnements du système RAMED, sans oublier le défi de l’avenir qui est celui de l’eau et pour lequel SM le Roi annonce un plan d’action à l’horizon 2025.

Ce sont là les axes d’une nouvelle feuille de route ambitieuse et engagée pour les différents intervenants de l’action publique et des mesures de proximité qui consolident la confiance au sein de la société marocaine et traduisent la Haute sollicitude de SM le Roi Mohammed VI envers ses fidèles sujets, sans oublier toute la symbolique de ce Discours historique prononcé à partir de la ville d’Al Hoceima, à la veille d’un jour mémorable : la Fête du Trône qui constitue l’hymne à l’unité, à l’engagement et à la fidélité à notre Devise pérenne : Dieu, la Patrie, le Roi.

Adil Zaari Jabiri




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