Attentat déjoué en France: l’Iran met en cause « les Moujahidine »

Les personnes arrêtées en Belgique en lien avec un projet d’attentat contre un rassemblement organisé près de Paris par les « Moudjahidine » du peuple (MEK) appartiennent en fait à ce groupe d’opposition iranien, affirme le site internet du ministère des Affaires étrangères iranien.

« Sur la base des informations disponibles, les individus arrêtés en Belgique sont des éléments opérationnels connus du MEK », écrit le ministère mercredi en citant le porte-parole des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi.




L’Iran considère comme des « terroristes » les membres de ce groupe d’inspiration marxiste fondé en 1965 et interdit par Téhéran depuis 1981.

Les autorités françaises et belges ont annoncé lundi l’arrestation en Belgique d’un couple de Belges d’origine iranienne soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat à l’explosif contre un rassemblement du MEK organisé samedi à Villepinte près de Paris, et auquel ont pris part plusieurs personnalités politiques américaines, comme l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, aujourd’hui avocat personnel du président américain Donald Trump.

Cette annonce a coïncidé avec le début d’une tournée européenne de trois jours du président iranien Hassan Rohani, venu chercher en Suisse et en Autriche des garanties économiques que Téhéran réclame pour pouvoir continuer d’adhérer à l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015, après le retrait des États-Unis de ce pacte, annoncé en mai.




Ironisant sur cette coïncidence, le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, qui accompagne M. Rohani en Europe, a affirmé lundi que l’affaire de l’attentat déjoué de Villepinte était une machination destinée à nuire à l’Iran et proposé l’aide de son pays pour faire émerger la vérité.

« Les autorités iraniennes compétentes sont prêtes à coopérer comme il se doit en présentant les documents requis et les preuves permettant de faire la lumière sur l’ampleur réelle de ce scénario préparé et orchestré par le groupe terroriste » du MEK, redit le site internet du ministère des Affaires étrangères.

Alors que M. Rohani doit avoir des entretiens officiels à Vienne mercredi, les autorités autrichiennes ont demandé à l’Iran de lever l’immunité d’un diplomate iranien en poste dans la capitale autrichienne et arrêté en Allemagne sur des soupçons d’implication dans le projet présumé d’attentat à Villepinte.

Les autorités iraniennes n’avaient pas réagi publiquement à cette demande mercredi en fin de matinée.

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