Me Tabih: le procès des accusés dans les événements d’Al Hoceima a réuni toutes les conditions du procès équitabl

Le procès des accusés dans les événements d’Al Hoceima a réuni toutes les conditions du procès équitable à commencer par la convocation jusqu’à la délibération, a assuré Me Abdelkebir Tabih, avocat du barreau de Casablanca.
Dans une déclaration à la MAP, à l’issue du verdict, Me Tabih, qui fait partie des avocats de défense de l’État marocain lors de ce procès, a indiqué que les conditions du procès équitable se sont concrétisées à travers la tenue de 84 audiences, l’opportunité donnée aux accusés de s’exprimer librement devant la cour, la convocation des témoins des accusés, ainsi que la présence de représentants des organisations marocaines et internationales des droits de l’Homme et des médias.

Et d’ajouter que parmi les aspects du procès équitable, consacré dans le domaine des libertés publiques au Maroc, figure le fait que le jugement pénal peut faire l’objet d’un appel ou d’une cassation, d’autant plus que les verdicts rendus sont de première instance. Par conséquent, a-t-il fait remarquer, « les phases du procès n’ont pas encore été achevées et il y a toujours de l’espoir pour les accusés et leurs familles ».




Il a, en outre, souligné que le concept de l’indépendance de la justice, en tant que nouveau acquis, s’est concrétisé lors de ce procès, précisant, dans ce contexte, que le président du Tribunal et le représentant du ministère public ont exercé leurs prérogatives de manière indépendante et pour la première fois dans l’histoire du Maroc contemporain, le président de la Cour a exercé ses fonctions sous la supervision du président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, tandis que le Procureur général agissait sous la supervision du président du Ministère public.

D’autre part, a poursuivi Me Tabih, l’État marocain « ne s’est pas dressé contre les accusés mais il est venu défendre les intérêts des agents des forces de l’ordre victimes des émeutes d’Al Hoceima et ses environs », ajoutant que l’État marocain « n’a réclamé aucune sanction contre quiconque, ne s’est opposé à aucune demande de liberté provisoire, tout comme il n’a demandé aucune indemnité matérielle malgré les dégâts qui ont dépassé deux milliards de centimes et ne s’est pas constitué partie civile contre le journaliste poursuivi dans cette affaire ».

« L’État marocain n’est pas une partie dans cette affaire et les accusés ont affaire à la loi », a-t-il insisté, relevant que le procès « n’a aucun caractère politique car les revendications des manifestants sont purement sociales et économiques ».




Il a encore souligné que les Marocains ont le droit d’être fiers de leur État et de prendre sa défense, d’autant plus que les institutions étatiques ont la ferme volonté de répondre positivement aux demandes et aux attentes des citoyens à travers la réalisation des projets inscrits dans le cadre du programme « Al Hoceima, Manarat Al Moutawassit ».

Me Abdelkebir a ajouté que cet ambitieux programme de développement consacre le « principe de réparation du préjudice » instauré par l’Instance équité et réconciliation (IER).

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