M. Bourita: partenariat euro-africain de migration, « Il n’y a pas d’alternative au dialogue »

« Il n’y a pas d’alternative au dialogue » pour le partenariat euro-africain en matière de migration et de développement, a affirmé, mercredi à Marrakech, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita.

“Une vérité élémentaire qui n’échappe à personnes : il n’y a pas d’alternative au dialogue. C’est l’unique moyen pour accompagner les nouvelles normes de mobilités, en faisant du migrant un acteur central de l’espace euro-africain, espace évolutif et chargé d’histoire, qui n’est autre que le carrefour des liens denses et durables qui nous différencient et nous unissent, tout à la fois”, a-t-il indiqué à l’ouverture des travaux de la 5è réunion ministérielle du dialogue euro-africain sur la migration et le développement.

« La conviction du Maroc est que la migration est trop riche pour être ramenée à l’immigration irrégulière; elle est trop complexe pour être réduite aux perceptions stéréotypées associées aux migrants et trop utile pour être simplifiée en une équation binaire au postulat erroné et à la somme discriminante », a-t-il affirmé.

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Cette conférence vise à trouver un consensus sur les politiques migratoires et, plus particulièrement, à générer des synergies entre la migration et le développement, ainsi qu’à la lutte contre la migration irrégulière et d’autres crimes.

57 pays participent au « processus de Rabat »: les 28 pays de l’Union européenne, 25 pays africains, ainsi que la Norvège, l’Islande, la Suisse et l’Algérie (présents en tant qu’observateurs). La Commission européenne et la Cedeao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) seront également de la partie.