La vision anticipatrice et l’engagement personnel de SM le Roi Mohammed VI pour la question migratoire en Afrique et dans le monde “n’est plus à démonter”

La vision anticipatrice et l’engagement personnel et constant de SM le Roi Mohammed VI pour la question migratoire en Afrique et dans le monde “n’est plus à démonter”, a indiqué, mardi à Marrakech, l’ambassadeur du Burkina Faso en Belgique et auprès de l’Union européenne, Mme Jacqueline Marie Zaba.

“Leader africain sur la question de la migration, SM le Roi contribue à promouvoir la coopération et le dialogue mondial sur la gestion du lien entre migration et développement”, a souligné la diplomate burkinabée en ouverture au niveau des fonctionnaires de Haut niveau des travaux de la 5ème Conférence euro-africaine sur la migration et le développement qu’abrite la cité ocre les 1er et 2 mai.

A cet égard, Mme Marie Zaba, dont le pays s’apprête à succéder à la Belgique à la présidence du Processus de Rabat du dialogue euro-africain sur la migration, a relevé que le Maroc occupe une place centrale dans la question migratoire à la fois en tant que pays de transit mais surtout de destination.

Elle a, en ce sens, souligné que la mise en oeuvre des actions prévues dans le projet du Plan d’actions de Marrakech pour la période 2018-2020, qui a fait l’objet de nombre d’engagements, reste sans conteste un des défis du moment.

“Il est établi que les migrations sont consubstantielles à l’évolution de l’humanité. Mais de nos jours, pour tirer tous ses avantages, aussi bien pour les pays de départ, de transit que d’établissement des migrants, il nous faut encourager et mettre en place des migrations sûres, ordonnées et régulières”, a-t-elle dit, notant que c’est dans cet esprit que le Pacte mondial pour les migrations est actuellement en négociation à New York.

Par ailleurs, la diplomate burkinabé s’est attardée sur les causes profondes de la migration, qui sont “diverses et multiples”, soulignant que la mise en oeuvre du Plan d’actions de Marrakech est à même de contribuer qualitativement à la promotion de la migration légale et de la mobilité humaine entre l’Afrique et l’Europe.

A cet égard, Mme Jacqueline Marie Zaba a noté que le Burkina Faso, pays sahélien, est préoccupé par le fait que les mouvements de populations causés notamment par les désastres climatiques, comme la sécheresse, engendrent des conséquences dramatiques pour les personnes qui en sont victimes.

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Elle invite, en ce sens, l’ensemble des parties prenantes à soutenir les pays africains à investir davantage dans les infrastructures rurales, les outils de réhabilitation des terres et le développement des compétences dans les sites identifiés comme zones sujettes aux migrations à risques sociaux.

La représentante du Burkina auprès de l’UE s’est réjouie enfin du fait que depuis le début du Processus de Rabat, l’esprit d’équilibre et de partenariat a toujours caractérisé la vie de cette organisation.

Les travaux de la 5ème Conférence euro-africaine sur la migration et le développement se poursuivront dimanche au niveau des ministres. La réunion sera marquée par l’adoption de la Déclaration de Marrakech et du Plan d’action de Marrakech.

Le Processus de Rabat est une plateforme d’échanges et de dialogue euro-africaine concernant les politiques, les opportunités et les défis en matière de migration et de développement dans le but d’échanger les expériences et bonnes pratiques, établir des partenariats et définir les priorités internationales en la matière.

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La première Conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement avait eu lieu en 2006 à Rabat, alors que les trois éditions suivantes s’étaient tenues respectivement à Paris (2008), Dakar (2011) et Rome (2014).