Energies renouvelables au Maroc: Une stratégie bien pensée et des résultats concrets

La stratégie marocaine dans le domaine des énergies renouvelables a démontré son efficacité et sa pertinence en permettant au Royaume de devenir un pays producteur d’énergie, alors qu’il dépendait totalement, et jusqu’à un avenir proche, de l’étranger pour la satisfaction de ses besoins en pétrole et gaz.

Cette stratégie, qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle dynamique du développement que connait le Royaume sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, vise à porter à 42 pc en 2020 et 52 pc en 2030 la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national, et à réduire de 12 pc la consommation de l’énergie en 2020 et 15 pc en 2030 à travers une politique d’efficacité d’énergétique.

Cette transition énergétique en un temps record a permis de réduire la dépendance énergétique du Maroc d’environ 98 pc en 2008 à près de 93,3 pc en 2016, avec une augmentation de 2 pc en 2009 à 13 pc en 2016 de la part de l’énergie éolienne et solaire dans le mix national.

Ces objectifs prometteurs ont commencé à se concrétiser à la faveur de la mise en place de plusieurs programmes et plans d’actions, dont la mise en service du premier complexe de l’énergie éolienne près de la ville de Tarfaya en 2014 et de la première phase du plus grand complexe de l’énergie solaire dans le monde « Nour 1 » à Ouarzazate en 2016, un grand projet appelé à satisfaire les besoins énergétiques d’un million de foyers et à permettre au Royaume d’accéder au rang des grands pays producteurs dans ce domaine, en plus des autres programmes lancés dans le domaine de l’énergie éolienne et hydraulique.

Le Maroc compte aussi édifier une nouvelle station de production de 800 MW d’énergie solaire après le lancement dans les prochains mois des appels d’offre pour le projet Nour 2, d’après l’Agence marocaine de l’énergie durable qui précise que le Royaume envisage de produire 6 GW supplémentaires d’énergie renouvelable, dont l’énergie solaire, éolienne et hydraulique, entre 2018 et 2030.

Les ambitions du Maroc portent également sur la réalisation par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable du programme de l’énergie photovoltaïque avec une capacité de 2000 Mw à l’horizon 2020, ainsi que sur d’importants investissements, de l’ordre de 21 milliards de dhs, pour le renforcement du réseau électrique en 2015.

>> A lire aussi: Les États-Unis, un partenaire idéal pour faire progresser les objectifs de sécurité énergétique du Maroc

Le Royaume veille à ce que cette stratégie soit basée sur une utilisation efficace et rationnelle de l’énergie, une préservation de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques.

Cette stratégie n’a pas tardé à porter ses fruits en ce sens que le Maroc a occupé la 7ème place à l’échelle mondiale dans l’indice de performance du changement climatique en 2016, en étant le premier pays non européen à figurer dans le top 20 de ce classement.

Pour accompagner cette stratégie  prometteuse, un arsenal juridique moderne a été élaboré, en l’occurrence la loi 13/09 sur les énergies renouvelables, la loi 47/09 relative au développement de l’efficacité énergétique et la loi 16/09 portant création de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en tant qu’établissement public.

C’est dans le même sillage qu’un Fonds spécial pour le développement de l’énergie, doté d’un budget conséquent de 1 milliard de dollars, a été créé, ainsi que d’autres structures comme l’Agence marocaine pour l’énergie solaire en tant qu’établissement public chargé de la gestion du programme de 2000 MW à l’horizon 2020, et l’institut de recherche en énergies solaires et énergies renouvelables.

L’ensemble de ces institutions et structures ont un seul objectif : permettre au Maroc de concrétiser ses aspirations légitimes en matière de développement des énergies renouvelables, de réduction ds effets des changements climatiques et de réalisation d’un développement durable et respectueux de l’environnement.