Droits de l’homme : L’université marocaine reste au cœur des débats nationaux

L’université marocaine reste au cœur des débats nationaux relatifs à la question des droits de l’Homme, a affirmé, mercredi à Meknès, le ministre d’État chargé des Droits de l’Homme, Mustapha Ramid.

S’exprimant à l’ouverture d’une rencontre de communication initiée par la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Meknès sous le thème ‘’le Plan d’action national en matière de démocratie et des droits de l’Homme (PANDDH) : le processus d’élaboration et les exigences de l’application’’, M. Ramid a souligné que le PANDDH a été élaboré par ‘’toutes les institutions de l’Etat, dont les universités marocaines’’.

Le PANDDH, objet de débat actuellement, est au centre des priorités des facultés des sciences juridiques, économiques et sociales, a-t-il poursuivi.

Mettant l’accent sur le processus d’élaboration du PANDDH , M. Ramid a fait savoir que ce ‘’Plan tire son origine de la Conférence mondiale sur les droits de l’homme tenue sous l’égide de l’ONU à Vienne en 1993’’.

Le PANDDH, a-t-il dit, englobe des déclarations gouvernementales, des stratégies sectorielles, des programmes nationaux et des recommandations des institutions nationales particulièrement le Conseil national des droits de l’Homme, l’Institut royal de la culture amazighe et le Conseil économique, social et environnemental.

Mettant en valeur le contenu de ce Plan, le ministre d’État chargé des Droits de l’Homme a souligné que le PANDDH comprend 435 mesures et 4 axes stratégiques couvrant particulièrement la démocratie et la bonne gouvernance, la participation politique, l’équité et l’égalité des chances, la transparence, la gouvernance administrative et la lutte contre l’impunité.

De son côté, le président de l’Université Moulay Ismail de Meknès, Hassan Sahbi, a mis en avant les réformes qu’a connues le Maroc ces dernières années dans les divers domaines, qui ont été couronnées par le Constitution de 2011, notant que ce document est ‘’un grand pas’’ vers le renforcement et l’enracinement de la démocratie et des droits de l’Homme.

M. Sahbi a aussi noté que dans le cadre des réformes nationales législatives et institutionnelles en matière des droits de l’Homme, les universités marocaines sont appelées à contribuer à améliorer la qualité de formation des étudiants et à développer leurs compétences et leurs capacités juridiques.

La faculté de droit de Meknès a programmé dans ce cadre des filières et des unités de recherches relatives aux diverses connaissances juridiques et de nombreuses activités pour améliorer la recherche scientifique et servir le développement durable du pays, a-t-il ajouté.

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Le doyen de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Meknès, Abdelghani Bouayad, a quant à lui, mis en avant le rôle de l’université dans la diffusion de la culture des droits de l’Homme parmi les étudiants, soulignant l’importance de cette rencontre sur le PANDDH qui connait l’adhésion de toutes les parties concernées.

Le doyen de la faculté de Meknès a souligné l’impérieuse nécessité pour l’université marocaine de jouer un rôle de sensibilisation aux questions des droits de l’Homme et des libertés, outre ses missions pédagogique et académique.

Initiée en partenariat avec le ministère d’Etat chargé des droits de l’Homme, cette rencontre a porté sur plusieurs axes, dont ‘’lecture dans le contenu du PANDDH’’, ‘’évaluation du contenu du PANDDH’’, ‘’les exigences de la mise en œuvre du PANDDH’’ et ‘’le rôle de l’université dans l’application du PANDDH’’.