Les familles des victimes de Gdim Izik expriment leur « étonnement » à l’égard des mobiles d’intégrer leur dossier dans celui du conflit relatif au Sahara

L’association Coordination des familles et amis des victimes de Gdim Izik a exprimé, dans un message adressé au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, son « étonnement » à l’égard des mobiles d’intégrer leur dossier dans celui du conflit relatif au Sahara qui connait un processus de règlement sous l’égide de l’ONU.

Dans ce message, qui intervient en réaction à un rapport de l’ONU sur la situation au Sahara, dont les paragraphes sont consacrés aux détenus de Gdim Izik, l’association écrit: « Nous exprimons notre étonnement à l’égard des mobiles d’intégrer notre dossier dans celui du conflit relatif au Sahara, qui connait un processus de règlement sous l’égide de l’ONU.

En revanche, le nôtre revêt un caractère juridique, puisqu’il s’agit de personnes qui ont été poursuivies pour des actes incriminés par le Droit international et la législation nationale ».

« Nous considérons que ce paragraphe du rapport manquait d’équilibre, était favorable à une partie et ce, au détriment d’une autre, ce qui lui a dépourvu, à notre avis, de la crédibilité et l’honnêteté qui devraient guider le traitement des différents conflits et dossiers soumis à l’ONU », souligne le message.

La qualification des détenus de Gdim Izik d’activistes par ce rapport « n’est nullement compatible avec leur statut juridique dans le dossier puisqu’ils ont été condamnés pour avoir commis des actes criminels, d’autant plus qu’elle peut laisser entendre que le Secrétaire général adhère au point de vue et aux communiqués du Polisario », a noté l’association.
Selon la même source, « cette qualification met en cause la neutralité du rapport puisqu’il s’agit en l’occurrence d’une description politique que le secrétaire général n’avait guère à adopter ou à émettre ».

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« Le rapport a ignoré les victimes du camp de Gdim Izik. Ce sont nos fils que les criminels précités ont meurtris et ont urinés dessus en violation flagrante de la Charte des Nations Unies et des différents instruments internationaux des droits de l’Homme. Nos fils ont subi ces actes barbares alors qu’ils tentaient de démanteler le campement de manière pacifique dans le cadre de la loi », relève l’association, ajoutant que le rapport « a cité les correspondances du Polisario et a omis, à notre grand étonnement, de mentionner les nôtres ».