M. Talbi Alami insiste sur l’intérêt à accorder aux préoccupations des jeunes en tant que « source de richesse et de réforme »

Le ministre de la jeunesse et des sports, Rachid Talbi Alami a insisté, mercredi à Rabat, sur l’intérêt à accorder aux préoccupations des jeunes, en tant que « source de richesse et de réforme ».

Lors d’une rencontre, organisée par la Fondation Fkih Tétouani autour du thème « Nouvelle politique intégrée des jeunes », M. Talbi Alami a indiqué que les jeunes âgés entre 15 et 34 ans représentent 34 pc des 33 millions d’habitants du Royaume, dont 51 pc sont des femmes et 60 pc habitent dans les villes.

« La situation des jeunes au Maroc est alarmante », étant donné que 270 mille d’entre eux quittent les bancs de l’école chaque année, a-t-il dit, ajoutant que le taux de chômage parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans est de 20 pc et 82 pc n’exercent aucune activité professionnelle.

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S’agissant de la santé, 75 pc ne possèdent pas de couverture médicale et 20 pc risquent de souffrir de troubles mentaux ou de santé, a-t-il dit, relevant qu’au niveau de la participation citoyenne, seulement 1 pc sont engagés dans des partis politiques et entre 10 à 15 pc dans l’action associative.

Cette situation nécessite le lancement d’une nouvelle stratégie conforme aux aspirations des jeunes et qui concrétise la vision de SM le Roi Mohammed VI énoncée dans le discours royal de 2012, qui a appelé à la mise en place de conditions propices à l’accès à la santé, à l’éducation, au logement et à diverses installations sportives et de loisir, ainsi qu’aux centres de réintégration, a souligné le ministre.

M. Talbi Alami a rappelé également le discours de SM le Roi Mohammed VI, à l’occasion de l’ouverture de l’année législative 2017-2018, dans lequel le Souverain a insisté sur la mise en place d’une nouvelle politique intégrée des jeunes, similaire à l’initiative nationale pour le développement humain, basée principalement sur la formation et l’emploi et capable de trouver des solution réalistes aux problèmes des jeunes, en particulier dans les zones rurales et défavorisées.

De son côté, le président de la fondation Fkih tétouani, Abou Bakr Fquih Tétaouni a souligné que l’organisation de cette rencontre constitue une contribution de la société civile au débat sur les questions de société, indiquant que la question de la jeunesse doit être considérée comme un moteur de développement et non comme un obstacle.