Affaire Bouachrine, distille la théorie du complot?

Les choses se précisent dans l’affaire du directeur de « Akhbar Al Yaoum », Taoufiq Bouachrine, accusé de plusieurs « viols » et de « traite d’êtres humains » par le parquet. Détails.

Contrairement à ce qui est relayé par certains médias, le nombre de plaintes déposées contre Bouachrine est de deux seulement, Khouloud Jabri et NaÏma Lahrouri, deux anciennes collaboratrices de Bouachrine. Les autres personnes -une dizaine selon les avocats-  entendues par la police l’ont été en qualité de témoins.

Amal Houari, une trosième présumées victimes de Taoufiq Bouachrine, vient de déclarer n’avoir jamais déposé plainte contre le journaliste.

https://web.facebook.com/amalhouari0013/posts/2059910427587791

Le procureur du roi de la Cour d’appel de Casablanca affirme détenir « environs 50 vidéos des actes commis sur les victimes ».

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Cependant, la défense de Taoufik Bouachrine réfute l’existence de ces vidéos. Dans l’une des vidéos où on le verrait nu, Bouachrine a indiqué à la police qu’il s’agissait d’une « clinique où il était ausculté ». Ces avocats disent qu’ils n’ont vu aucune vidéo.

Le journal Akhbar Al Yaoum révèle que du matériel vidéo (caméras sans fil, VDR, etc.) avait été découvert dans le bureau de Bouachrine, sans que lui ou le reste du personnel n’en soient tenus au courant. Le bâtonnier, Me Ziane suppose que la maison du journaliste, où il vit avec sa femme et ses enfants, a été mise sous surveillance et espionnée avec des caméras.

Taoufik Bouachrine est le premier marocain à être poursuivi pour traite d’êtres humains. Il s’agit selon la définition de l’article 448-1 du Code pénal du fait «de recruter une personne, de l’entraîner, de la transporter, de la transférer, de l’héberger, de l’accueillir ou le fait de servir d’intermédiaire à cet effet, par la menace de recours à la force (…) pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation». Une première donc dans la jurisprudence marocaine, qui pourrait coûter au journaliste jusqu’à 30 ans de prison.