Maroc-Sénégal: séminaire sur la prévention et la lutte contre le terrorisme au Sahel

Le Maroc prend part à Dakar à un séminaire sur le « rôle des Cours suprêmes dans la prévention et la lutte contre le terrorisme au Sahel », dont les travaux se sont ouverts vendredi dans la capitale sénégalaise.

Le juge d’instruction chargé des affaires de terrorisme, Abdelkader Chentouf, représente à ce conclave le premier président de la cour de Cassation, Mustapha Fares.

Ce séminaire constitue l’ultime réunion du projet « Les Cours suprêmes et le terrorisme dans les pays du Sahel », lancé en 2014 à Dakar et qui regroupe les six Cours suprêmes des pays du Sahel membres de « l’Association des Hautes Juridictions de Cassation des pays ayant en partage l’usage du Français » (AHJUCAF), en l’occurrence le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.

Les participants se pencheront, essentiellement, sur l’examen des recommandations établies par le comité de pilotage du projet, réuni les 11 et 12 décembre dernier à Dakar.

Lesdites recommandations s’inscrivent en droite ligne du mémorandum de Rabat (2012) sur les « bonnes pratiques pour des actions efficaces de lutte contre le terrorisme dans le secteur de la justice pénale ».

Cette réunion s’attèlera aussi à l’examen de thématiques ayant trait aux « Questions prioritaires dans la lutte contre le terrorisme » et au « rôle des cours suprêmes dans la lutte contre le terrorisme : propositions de lignes directrices », entre autres.

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Dans une déclaration à la MAP, M. Chentouf a indiqué que ce séminaire, particulièrement important, vise à examiner une série de mécanismes et de solutions en vue de lutter contre le phénomène du terrorisme dans le Sahel. Il s’agira aussi de faire valoir le principe de la coopération judiciaire internationale en rapport avec ce sujet.

Plusieurs points sont à l’ordre du jour, dont les questions des mineurs qui commettent des actes terroristes et ceux enrôlés par Daesh pour perpétrer des attentats-suicides en Syrie et en Irak, a-t-il ajouté.

Cette rencontre offre également l’occasion de passer au crible les obstacles se dressant devant la coopération internationale en matière de lutte-antiterroriste, a poursuivi le juge marocain, affirmant que « nous allons œuvrer à unifier les points de vue pour réaliser notre principal objectif qui est de venir à bout définitivement de ce phénomène dans cette région ».

Le Maroc, en tant que pays méditerranéen respectant les conventions internationales et les mettant en œuvre comme le stipule sa Constitution, œuvre aussi de concert avec les pays européens et américains à trouver des moyens susceptibles de combattre le terrorisme dans le Sahel et en Afrique.

A noter que le projet « Les Cours suprêmes et le terrorisme dans les pays du Sahel » jouit du soutien de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme des Nations Unies (DECT), de l’Organisation internationale de la Francophonie, de la Cour de cassation française et de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).