Douanes: le chantier de la dématérialisation avance à grands pas

L’Administration des Douanes passe à la vitesse supérieure en matière de dématérialisation.

Le dépôt des déclarations physiques sera supprimé et l’échange automatique de données devrait être instauré. Le contrôle sera également durci.

La dématérialisation des procédures de la Douane s’accélère. Dans son édition du 28 février, L’Economiste rapporte que l’Administration des Douanes a, en effet, pris nombre de mesures: signature électronique, suppression du dépôt physique des déclarations, paiement électronique, s’inscrivent dans cette stratégie, de même que «la suppression du dépôt physique des déclarations, les DUM».

Dans le pipe également, l’instauration du paiement électronique et l’installation d’une brigade nationale de lutte contre la fraude et la contrebande. Dans ce contexte, la Douane durcit ses vérifications via le contrôle après la mainlevée. Objectif: «inciter les agents de la Douane à être pointilleux».

Parallèlement, l’administration a instauré une cellule centralisée d’analyse du risque pour explorer l’ensemble des données au niveau des opérations de dédouanement et d’autres administrations, particulièrement celle des Impôts. La Douane compte mieux explorer les datas pour orienter efficacement les contrôles. Les datas serviront également à l’échange de données avec d’autres pays. «Une opération pilote d’échange de données avec les administrations douanières de quatre pays est menée», affirme d’ailleurs L’Economiste. Le but est d’identifier les fausses déclarations. Il faut dire que la sous-facturation ne faiblit pas.

Selon le journal, l’Administration des Douanes aurait redressé pour 11 milliards de dirhams de valeur générant des droits et taxes additionnels de 2,7 milliards de dirhams. Elle s’est basée sur les prix alertes émanant des études des structures des prix réalisées avec les associations professionnelles. L’échange de données devrait accélérer le règlement de ce problème de sous-facturation.

Et qui dit sous-facturation dit contrebande. A ce propos, L’Economiste croit savoir qu’une nouvelle stratégie est en préparation. Elle serait même l’une des priorité de l’Administration, en raison des enjeux sur l’emploi et la valeur ajoutée.

Si les saisies se sont inscrites en hausse de 15% en 2017, elles devraient encore s’intensifier en 2018 à hauteur de +30% à 40%.

Pour soigner sa relation avec les entreprises, la Douane a mis en place la GRC, destinée à la gestion de la relation client-entreprise. Les entreprises bénéficieront de conseils gratuits de la Douane.