Le Pacte mondial des migrations sera signé au Maroc

Les pays de l’ONU négocient en vue de signer, en décembre prochain au Maroc, le Pacte mondial sur les migrations non contraignant.

A l’exception des Etats-Unis, qui se retirent de l’élaboration de ce Pacte. La raison se trouve dans les dispositions contraires à la nouvelle politique d’immigration du président Donald Trump en plus des relations tendues des Etats-Unis avec le Mexique. Toutefois, des sources diplomatiques soulignent que «la porte reste ouverte» aux Etats-Unis, tout en précisant que leur absence ne constitue pas un obstacle à l’obtention d’un accord. Dans ce sens, la Hongrie, qui suivait l’exemple américain, aurait renoncé.

Ce sont 6 rounds de négociations, à raison d’un round par mois, qui se tiendront jusqu’au mois de juillet.

L’objectif est l’aboutissement à un accord qui sera entériné les 10 et 11 décembre au Maroc dans le cadre d’un Sommet.

A l’image de l’Accord de Paris sur le Climat, ce projet préserve ‘‘la souveraineté des Etats’’ tout en reconnaissant ‘‘qu’aucune nation ne peut affronter seule le phénomène migratoire’’.

Un rapport de 22 mesures concrètes ont été dressées: collecter des données, fournir des papiers d’identité aux migrants qui en sont dépourvus, accorder un soin particulier aux femmes et aux enfants, fournir aux migrants un accès aux services sociaux ou empêcher toute discrimination.

Dans un rapport en lien avec ce projet de Pacte et rendu public début janvier, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a souligné que les Etats membres de l’ONU devaient se préparer à gérer de larges mouvements de migrants.

«Il y a un besoin urgent pour les Etats membres de développer une stratégie pour gérer de larges mouvements de migrants», a fait valoir le secrétaire général de l’ONU dans son document.

Il avait, en présentant son rapport, mis en garde les autorités qui érigent des obstacles majeurs à la migration – ou imposent de sévères restrictions sur les opportunités de travail des migrants.
Cela entraîne «des dommages économiques inutiles » et « encourage involontairement la migration illégale», avait-il estimé.