UNESCO: un projet pour l’autonomisation des jeunes issus de pays arabes dont le Maroc

L’Organisation des Nations unies pour l’Education, les Sciences et la Culture (UNESCO) a lancé un projet visant à former plus de 8.000 jeunes, issus de plusieurs pays arabes dont le Maroc, à des initiatives qui leurs permettront de contrer les discours de haine en ligne.

Doté d’une enveloppe de 2 millions d’euros, ce projet de deux ans intitulé: «Prévention de l’extrémisme violent à travers l’autonomisation des jeunes en Jordanie, Libye, Maroc et Tunisie», tend notamment à mobiliser les professionnels des médias et les communautés de jeunes en ligne pour lutter contre la radicalisation et le discours de haine à travers des formations et le développement de campagnes en ligne.

Outre des programmes de renforcement des capacités pour les autorités religieuses en matière de prévention de l’extrémisme violent (PEV), des formations sur la rédaction journalistique en zone de conflits seront dispensées à ces jeunes acteurs de changement selon une approche inclusive et multidimensionnelle combinant des enjeux tels que la jeunesse, l’éducation, la culture, la communication et l’information, indique l’Organisation sur son site internet.

Ce projet, qui a été lancé le 1er février, «montre l’étendue de l’engagement» de l’UNESCO dans l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité des Nations Unies, a affirmé Audrey Azoulay, directrice générale de l’Organisation, en faisant remarquer que celle-ci compte «parmi les plus actives dans la promotion du dialogue entre les cultures et la lutte contre l’extrémisme violent».

Pour mener à bien ce projet, qui est financé par le centre des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme (UNCCT) et le Canada, l’UNESCO travaillera en étroite collaboration avec des partenaires tels que les ministères de la Jeunesse, de l’Education, du travail et des TIC, mais aussi avec des organisations de la société civile tels les réseaux éducatifs, culturels et de jeunesse, les «leaders» religieux locaux, les universités etc.

Des partenariats avec des entreprises du secteur privé sont également à l’ordre du jour, notamment avec l’industrie de la haute technologie.

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