Mondial 2026: Carlos Cordeiro, le maillon faible américain

Élu président de la Fédération américaine de football (US Soccer), Carlos Cordeiro a succédé à Sunil Gulati. Les deux hommes n’avaient pas réussi à décrocher les mondiaux de 2010 et 2022.

Un atout que le Maroc doit exploiter à fond.

Âgé de 61 ans, Carlos Cordeiro, le nouveau patron de l’US Soccer va devoir décliner une stratégie avant le 16 mars, date de la présentation du dossier de la candidature des États-Unis, du Mexique et du Canada pour l’organisation du mondial 2026 devant la FIFA, informe Al Akhbar du 16 février.

Pour assumer sa mission, Cordeiro a convoqué une réunion d’urgence avec United Bid 2026, le comité chargé de défendre la candidature des trois pays, au siège de l’US Soccer à Chicago. Or, Cordeiro a déjà échoué à deux reprises à décrocher l’organisation des Coupes du monde de 2010 et 2022. Ce qui représente une opportunité pour le Maroc en vue de gagner l’organisation du Mondial de 2026.

Sur le plan interne, le bilan Cordeiro laisse à désirer. En effet, le football américain commence à subir les mêmes aléas que celui de l’Europe en raison de l’émergence de plusieurs talents binationaux. Le dernier en date est celui du cas de Jonathan Gonzalez. Né aux États-Unis de parents mexicains, le milieu de 18 ans qui a évolué en équipe des espoirs américains a vu son talent exploser au championnat mexicain. Après une belle saison avec le club de Monterrey, Jonathan Gonzalez a choisi de porter le maillot du Mexique avec qui il disputera le Mondial 2018.

Cette affaire a révélé la ségrégation des lois américaines sur la nationalité et l’incapacité des responsables américains à conserver les joueurs binationaux. Elle a aussi jeté le discrédit sur la compétence de Carlos Cordeiro à assumer ce rôle puisqu’il occupait le poste de vice-président de l’US Soccer au moment de l’affaire Jonathan Gonzalez.