France: la justice tranche en faveur de la décision d’inaugurer une plaque de rue en mémoire de Yasser Arafat

À la Seyne-sur-Mer, dans le département du Var, la quiétude des lieux a été moins troublée par l’inauguration d’une plaque de rue portant le nom de Yasser Arafat que par la polémique bassement politicienne attisée par un conseiller municipal d’opposition…

Irrité par le bel hommage rendu au défunt leader palestinien par Marc Vuillemot, le premier magistrat de la cité, Jean-Pierre Colin, un élu UDI-Les Républicains, n’a manifestement pas supporté que sa commune soit la première, à l’échelle nationale, à honorer ainsi la mémoire de la grande figure de la résistance palestinienne.

Ni une ni deux, ce dernier a saisi le tribunal administratif de Toulon afin de faire annuler une délibération municipale qui lui restait en travers de la gorge.

Jouant les Cassandre, il prédisait l’irruption de « troubles à l’ordre public » dans sa bonne ville, consécutifs au dévoilement de la plaque « Yasser Arafat, prix Nobel de la paix 1994 », sans réaliser que celui qui semait vraiment le trouble en en faisant tout un foin, c’était lui !

Les lendemains qui déchantent prophétisés par Jean-Pierre Colin ont laissé de marbre le tribunal de Toulon, qui vient de rejeter sa demande et de donner raison à la municipalité. Le moins que l’on puisse dire est que le juge n’a pas été sensible à sa rhétorique anxiogène, selon laquelle « cette dénomination porterait atteinte à l’image de la ville ou du quartier ».

En plus d’être passé pour le trublion local, il est l’arroseur arrosé de l’histoire, puisqu’il a été condamné à verser 2 000 euros à la commune, en dédommagement des frais de procédure. Reste à savoir s’il aurait attrapé le même coup de sang devant une plaque de rue baptisée du nom d’un leader israélien…