2 avocates françaises expulsées du Maroc: la réaction du Quai d’Orsay

Deux avocates françaises des détenus de Gdeïm Izik ont été interpellées, lundi 12 février, à leur arrivée à Casablanca, avant d’être expulsées le lendemain par les autorités marocaines. La réaction du Quai d’Orsay.

«L’autorisation d’entrer au Maroc appartient aux autorités du pays», a précisé mercredi le porte-parole du Quai d’Orsay, en réaction aux cris d’orfraie de deux avocats françaises, Mâitres Ouled et Metton, interpellées lundi 12 février à l’aéroport de Casablanca avant d’être expulsées le lendemain 13 février vers leur pays d’origine.

Le Quai d’Orsai, qui répondait à une question du journal français «L’Humanité», d’obédience communiste et réputé être solidaire avec le mouvement séparatiste du Polisario, a ainsi remis à leur place ces deux avocates venues prétendument rendre visite à leurs clients qui ne sont autres que les auteurs de la tuerie qui a coûté leur vie à 11 éléments des forces de l’ordre, en ce tristement célèbre novembre 2010, dans la localité de Gdeïm Izik, située à une dizaine de kilomètres de la ville de Laâyoune.

Elle résonne également comme un cinglant camouflet pour les promoteurs de cette «visite» orchestrée au QG de Rabouni, à Tindouf, et au luxueux Club des Pins, à Alger. L’agence de presse algérienne s’emploie en effet depuis lundi dernier à faire écho à la présumée «plus grande indignation» des deux avocates françaises des tueurs de Gdeïm Izik, incarcérés dans la prison d’Al Arjat, à Salé.

En effet, les promoteurs de cette provocation comptaient mettre les autorités françaises contre leurs homologues marocaines, en instrumentalisant cette affaire d’expulsion à des fins de propagande anti-marocaine.

La mise au point du Quai D’Orsay tire ainsi le tapis sous les pieds des sponsors de ce scénario très bas de gamme.