Le bac français au Maroc fait peau neuve

Le projet de réforme du bac français 2021 connaîtra des changements radicaux en ce qui concerne l’acquisition du diplôme. Spécialisation, diminution du nombre d’épreuves, suppression des branches L, S et ES et de l’épreuve de rattrapage, le Bac français fait peau neuve et ne laisse personne indifférent. Nous vous expliquons.

Cette nouvelle réforme inclura tout aussi bien la fin des « trimestres » et le début de la spécialisation. L’année scolaire sera splittée en deux semestres et les étudiants pourront choisir eux-mêmes leurs cours dépendamment de leurs affinités. De ce fait, ils pourront choisir 2 matières dites « primaires » et deux autres dites « secondaires ».Des choix qui définiront la spécialité des futurs bacheliers et qui détermineront leurs orientations universitaires. Cependant, les choix des cours et matières ne sera pas synonyme de mélanges incohérents, comme le mix sciences et mercatique, par exemple.

Autre impact sur le choix des matières : la suppression des branches L, S et ES mais aussi du bac général et du bac professionnel. Au moment où la réforme sera appliquée, les élèves assisteront tous ensemble, même s’ils sont dans des classes différentes, aux mêmes cours. Ces derniers comprendront les maths, l’histoire-géo, les langues vivantes et la philo.

Les examens, pour leur part, connaîtront des changements tout aussi importants. Les épreuves anticipées de français en 1ère ne changeront pas, mais pour ce qui est des épreuves de terminale, c’est une autre paire de manche. Elles seront moins nombreuses et plus espacées comptant pour 45% seulement de la note finale.

Les épreuves concernant les 2 matières « primaires » choisies et la philo devraient se dérouler en avril, auxquelles s’ajoute un oral sur une matière majeure et une secondaire comptant pour 15% de la note globale. Les contrôles continus, quant à eux, constitueront 40% de la moyenne générale.

D’autre part, les oraux de rattrapage seront abolis, mettant ainsi fin à la méthode de « repêchage ». De ce fait, c’est le jury qui sera chargé de « sauver » les élèves. La décision sera prise sur la base des notes et appréciations obtenues par les élèves ayant échoué de peu.