Figaro : une nouvelle voie au Maroc

Une partie des membres et l’orchestre de l’association Figaro Si Figaro Là reviennent du Maroc, où ils ont donné trois concerts à Rabat, Fès et Agadir, à l’invitation de l’Institut français, pour célébrer le 55e anniversaire du traité de l’Élysée.

« Nous avons eu, au total, un millier de spectateurs, dont beaucoup de jeunes et de Marocains, à Fès et Agadir ; le premier concert à Rabat était sur invitation, explique Patrick Bertrand, président. Mahler n’est pas une musique facile, elle est peu jouée là-bas, le pari n’était pas gagné d’avance. Mais il ne l’était pas davantage à Montmorillon ! » (1)
Cette tournée à l’étranger est une première pour l’association, qui fête ses vingt ans en 2018 et se bat chaque année pour équilibrer ses comptes : « Les concerts au Maroc sont une opération neutre au niveau du budget mais Figaro en tire un gain très fort en termes d’image, d’expérience et de cohésion du groupe. On a finalement besoin de sortir de notre cadre habituel pour prendre conscience de nos compétences, de la qualité de l’orchestre et de la voix remarquable de Clara Guillon. C’est une reconnaissance du travail réalisé depuis vingt ans grâce à nos partenaires institutionnels et aux mécènes, tant les particuliers que les entreprises qui nous soutiennent ».
Les bénévoles de Figaro préparent maintenant le prochain rendez-vous, le festival au Fil des Notes qui se déroulera dans le Montmorillonnais fin juillet, avec cinq concerts, lors desquels on retrouvera la soprano Clara Guillon.

(1) Les concerts donnés au Maroc reprenaient la forme de celui donné à Montmorillon en mai.