Énergies renouvelables : La Bad salue le modèle marocain

Des représentants de l’institution financière ont effectué une visite de travail sur le site du complexe solaire de Noor Ouarzazate.

Une délégation de 10 administrateurs de la Banque africaine de développement (Bad) conduite par Moussa Dosso, gestionnaire pour la Côte d’Ivoire, la Guinée et la Guinée équatoriale, a salué, le 30 janvier, le modèle marocain en matière d’énergies renouvelables. Ce, au terme d’une visite du complexe Noor Ouarzazate, dans la province éponyme.

La délégation a eu l’occasion d’apprécier l’état d’avancement du programme solaire mis en œuvre par l’Agence marocaine de développement durable (Masen). Et de saisir les impacts socio-économiques dudit programme et ses perspectives de développement. «Nous sommes heureux de constater, ici à Ouarzazate, l’excellence du partenariat entre le Maroc et la Banque africaine de développement. Nous voulons saluer, à cet égard, la vision de S.M. le roi Mohammed VI qui, très tôt, a mis les énergies renouvelables en avant dans le modèle énergétique du pays », a déclaré Moussa Dosso, administrateur pour la Côte d’ivoire et porte-parole de la délégation. Ajoutant que c’est «un partenariat qui se renforce aujourd’hui car nous venons d’approuver 265 millions de dollars (soit 133 milliards de FCfa) pour financer la première phase du projet de complexe solaire Noor Midelt ».

Le porte-parole de la délégation des administrateurs a souligné que « ce programme est une contribution majeure à la mise en œuvre de la stratégie énergétique du Maroc. Il renforcera ainsi l’indépendance énergétique du royaume et évitera le rejet dans l’atmosphère de plus de 17 millions de tonnes de CO2 sur la durée totale d’exploitation du projet ».

C’est le lieu d’indiquer que la Bad a été le premier contributeur financier de la centrale Noor I (160 MW) du complexe solaire Noor Ouarzazate, en assurant 28% du coût total de l’investissement. La Banque participe également au financement de la deuxième phase de ce complexe, qui inclut les centrales Noor II (200 MW) et Noor III (150 MW) dont la mise en service est prévue en 2018.

Par ailleurs, le portefeuille actif de la Banque africaine de développement au Maroc compte à ce jour 33 projets et programmes, totalisant un engagement financier de près de 3,1 milliards de dollars. Ces financements, dont plus de 85 % sont dédiés aux infrastructures de base, couvrent différents secteurs, notamment l’énergie, les transports, l’eau, l’agriculture ainsi que le développement social.