La secrétaire d’État chargée de l’Eau, Charafat Afailal, a de nouveau rassuré, lundi à Rabat, sur la qualité de l’eau provenant du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah. À l’occasion de la réunion de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants et en réponse aux craintes soulevées à propos de la qualité de l’eau provenant de ce barrage, Mme Afailal a fait savoir que toutes les analyses effectuées sur les eaux brutes, traitées, produites et distribuées ont démontré que l’eau du barrage est conforme aux normes en vigueur et que sa qualité ne s’est pas détériorée. Dans ce sens, elle a rappelé que tous les indicateurs de mesure de la qualité, notamment le taux de nitrate et les caractéristiques bactériennes et chimiques, attestent de la qualité des eaux distribuées. Elle a, par ailleurs, expliqué que l’excédent des eaux usées issues des prisons d’Al-Arjate 1 et 2, qui a été déversé dans certains points reliés au barrage, est de 0,2 million de m3, contre un volume de remplissage du barrage qui s’élève à 700 millions de m3, notant que les répercussions de ce taux de pollution sur la qualité des eaux brutes sont «quasiment inexistantes». Les eaux brutes du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah sont régulièrement soumises à un contrôle réalisé par l’Agence du Bassin hydraulique de Bouregreg et de la Chaouïa et par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), en plus de l’inventaire des sources de pollution du barrage tous les cinq ans, a-t-elle précisé, soulignant que trois textes organiques régissent les modalités de prévention et de protection du barrage.

Mme Afailal a fait savoir que le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah est une installation hydraulique majeure qui contribue à l’alimentation d’environ 8 millions d’habitants, avec une capacité de retenue estimée à 900 millions de m3 et un volume de remplissage atteignant 700 millions de m3, grâce aux dernières précipitations. Concernant la dimension environnementale qui a été prise en compte lors de la construction de ces deux prisons, à travers la mise en place de deux stations d’épuration et un projet de recyclage des eaux usées en vue d’irriguer les surfaces vertes avoisinantes, la secrétaire d’État a noté que l’excédent des eaux usées non traitées issues des deux prisons est dû à l’augmentation du nombre des détenus et, par conséquent, du taux des eaux usées rejetées. 
Elle a appelé à engager plus d’efforts dans ce sens, pour faire face à cette situation «déplaisante et non-conforme aux dispositions juridiques», rappelant que des réunions ont été tenues pour mobiliser les ingénieurs et techniciens et les moyens matériels afin de résoudre cette problématique et de limiter les sources de pollution du barrage. Au niveau de la prison d’Al-Arjate 1, il a été procédé au rejet de ces eaux usées non traitées par des camions-citernes quotidiennement dans les réseaux d’assainissement, en attendant le réaménagement de la station d’épuration de la prison dans les prochains mois, a-t-elle fait savoir, ajoutant qu’un marché sera lancé pour le réaménagement de la station d’épuration de la prison d’Al-Arjate 2, qui s’étalera sur une durée de 3 mois.
De leur côté, les députés se sont félicités des mesures entreprises pour faire face à ce problème et ont salué l’engagement du secrétariat d’État chargé de l’Eau, et de ses initiatives de communication visant à informer le public sur cette question. Ils ont également appelé à mettre en place un système intégré pour résoudre cette situation, à effectuer une visite de terrain au barrage pour apaiser les craintes des citoyens et à prendre les mesures nécessaires pour éradiquer les eaux usées polluant le barrage.