Benabdelkader : le CAFRAD appelé à accompagner l’émergence des pays africains

Le Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (Cafrad) est appelé plus que jamais à accompagner l’émergence des pays africains, a souligné, mercredi à Rabat, le ministre délégué chargé de la Réforme de l’Administration et de la Fonction publique, Mohamed Benabdelkader.

Présidant l’ouverture des travaux de la réunion extraordinaire du Comité exécutif du Cafrad, Mohamed Benabdelkader a indiqué que ce Centre doit constituer un point d’attache, une plateforme et un instrument privilégié de coopération Sud-Sud capable d’aider les pays africains à renforcer leurs capacités institutionnelles, à moderniser les services publics et à trouver des solutions aux innombrables défis de l’administration publique et de la bonne gouvernance.

Mohamed Benabdelkader, également président du Cafrad, a noté que cette redynamisation va, certes, permettre au Centre d’assurer pleinement le rôle de catalyseur de développement économique et social en Afrique, en adoptant une stratégie fondée sur une vision, une mission et une dynamique nouvelle qui doit s’adapter aux besoins et impératifs actuels qui sont conformes aux attentes des pays africains.

Dans sa nouvelle vision, a poursuivi Mohamed Benabdelkader, le Cafrad est appelé à devenir un centre régional d’excellence, de production, d’échange et de diffusion des connaissances et du savoir dans le domaine de l’administration publique et de la gouvernance, visant à moderniser les services publics, à démocratiser la gouvernance et à dynamiser le développement économique et social du continent.

Afin de permettre au Cafrad d’être à la hauteur de ces nouvelles ambitions, il est essentiel qu’il puisse mobiliser des compétences et une expertise de haut niveau lui permettant d’élaborer des projets qui répondent aux exigences de la modernisation de l’administration, a dit Mohamed Benabdelkader.

Pour sa part, le directeur général du Cafrad, Stephane Monney Mouandjo a indiqué que les missions dévolues au Centre ne correspondent plus à la réalité du monde d’aujourd’hui, appelant à donner un nouvel élan à cette institution, pour qu’elle puisse assurer un rôle central et contribuer au développement du continent.

L’une des démarches entreprises par le CAFRAD est de repenser le concept de bonne gouvernance pour qu’il soit plus réaliste et plus rationnel, a poursuivi Stephane Monney Mouandjo, plaidant dans ce sens pour une gouvernance responsable.

Il a, à ce propos, insisté sur la nécessité de repositionner le Cafrad dans l’espace africain pour promouvoir des partenariats avec l’ensemble des institutions africaines, en vue de répondre aux besoins des pays africains pour la promotion d’une bonne gouvernance publique.

Le Cafrad est une organisation intergouvernementale panafricaine ayant pour mission de servir de centre d’excellence et de soutien aux actions des gouvernements et des organismes connexes dans le renforcement des capacités et l’innovation dans l’administration publique.