Drame de Sidi Boulaâlam: les agents d’autorité blanchis, les victimes accusées d’avidité

L’enquête ouverte suite au drame de Boulaâlam, survenu dans la région d’Essaouira, semble s’acheminer vers l’acquittement des agents d’autorité de la province. La principale raison de ce drame ne serait autre que l’avidité des victimes.

Le décès des quinze femmes qui ont péri dans l’opération caritative organisée à Sidi Boulaâlam, dans la province d’Essaouira, aurait été causée par «l’avidité» de certaines bénéficiaires qui auraient donc provoqué une bousculade sur les lieux, afin d’être parmi les premières à s’emparer des paniers. Bien plus, avance le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Noureddine Boutayeb, qui intervenait mardi devant la commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’Habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants, certaines de ces femmes n’étaient nullement dans le besoin. Et d’affirmer que les résultats de l’enquête menée par les autorités compétentes, qui seront rendus publics dans les prochains jours, réduiront à néant les supputations selon lesquelles l’opération caritative en question n’avait pas été bien organisée par les autorités locales.

À ce propos, le ministre a précisé que «les autorités locales avaient mobilisé, parmi les éléments des forces auxiliaires, un effectif bien supérieur à celui qui avait supervisé la même opération l’année dernière», souligne le quotidien Akhbar Al Yaoum dans son édition de ce jeudi 21 décembre,

De même, le ministre a innocenté le prédicateur présidant l’association organisatrice de cette opération. «Cette association, qui dispose de toutes les autorisations nécessaires, a respecté les lois en vigueur, comme elle le fait d’ailleurs chaque année», a ajouté le ministre qui a toutefois évoqué la nécessité de la réforme du décret de 1973 relatif au mécénat et à la collecte de dons.

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