Le Maroc va lancer son deuxième satellite d’observation

Un second satellite d’observation marocain, «Mohammed VI B», est prêt à aller rejoindre son frère jumeau, qui a été mis sur orbite le 8 novembre dernier. Le deuxième satellite ratissera plus largement que le premier.

Le Maroc est entré, il y a tout juste un mois, dans le club plus ou moins fermé des pays disposant d’un ou plusieurs satellites dans l’espace, et ce à des fins d’observation directe de la Terre. C’était lors du lancement, le 8 novembre 2017, à partir de la base de Kourou en Guyane française, du satellite «Mohammed VI A». Cet engin spatial marque le début de la souveraineté marocaine sur les données militaires, météorologiques, cartographiques, qu’il pourra désormais recueillir et traiter directement avec ses propres moyens techniques et humains.

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 11 décembre nous apprend qu’un deuxième satellite marocain, baptisé «Mohammed VI B», est quasiment prêt à rejoindre son frère jumeau dès 2018. En d’autres termes, ce satellite, dont le quotidien précise qu’il vise surtout à glaner des informations tant dans le domaine stratégique que celui de la criminalité transfrontalière (terrorisme, trafic de drogue, immigration clandestine…), n’attend plus que la fixation de la date de son lancement. Fruit d’une coopération entre le Maroc et l’European space agency-ESA (Agence spatiale européenne), ce satellite a été conçu en Italie.

Pour ce qui est de ce prototype d’engins spatiaux, il appartiendrait à la nouvelle génération de satellites, qui allient petite taille et très haute précision technologique. Doté de miroirs photovoltaïques, sous formes d’ailes, qui l’alimentent en permanence en énergie solaire, le satellite «Mohammed VI B» a une envergure d’1,25 m de long sur 0,73 m de large. Avec une durée de vie sur orbite de 15 à 30 ans et équipé d’appareils de transmission embarqués, dont la technologie GPS de très haute précision, le nouveau satellite marocain gravitera à 36.000 km de la Terre, ce qui lui permettra d’en faire le tour en 100 mn chrono, et d’avoir en permanence le tiers de la superficie de la planète bleue dans son objectif.

Malgré ces 36.000 km d’éloignement, le satellite «Mohammed VI B» peut transmettre des images de haute fidélité, et en temps réel, comme s’il se trouvait à seulement 50 cm.

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