La journée internationale de solidarité avec les palestiniens, une occasion pour dénoncer une injustice persistante

La journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, célébrée le 29 novembre de chaque année, constitue une occasion au Maroc comme ailleurs, pour dénoncer l’injustice qui persiste sur le peuple palestinien et l’incapacité de la communauté internationale à faire appliquer les résolutions des Nations Unies concernant les droits inaliénables de ce peuple à un Etat souverain.

Instaurée par les Nations Unies, cette journée interpelle la communauté internationale sur le fait que le peuple palestinien, à ce jour, n’a toujours pas obtenu ses droits incontestables, notamment le droit à la souveraineté sur ses territoires et au retour des réfugiés.

Cet événement marque également l’anniversaire du plan de partage de la Palestine (résolution 181 (II) de l’Assemblée générale de l’ONU en 1947) qui prévoyait la création en Palestine d’un “Etat Juif” et d’un “Etat arabe”, Al Qods étant placé sous un régime international spécial comme corpus separatum, décision qui demeure toujours lettre morte.

Cinquante ans après le début du conflit israélo-arabe en 1967, la célébration de cette journée vient dénoncer encore une fois l’absence flagrante de justice dans le monde eu égard à la politique de judaïsation et de colonisation visant à détruire le patrimoine islamique et arabe à Al Qods Acharif.

La célébration de cette journée internationale intervient cette année dans le sillage de l’accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, signé le 12 octobre dernier au Caire. Ledit accord marque un tournant historique dans la résolution de la cause palestinienne en mettant fin à une décennie de déchirements et en permettant à l’Autorité palestinienne d’assumer d’ici le 1er décembre “toutes les responsabilités” dans la bande de Gaza, où deux millions de personnes vivent éprouvées par trois guerres avec Israël depuis 2008.

Au Maroc, cette célébration revêt, comme toutes les années, une importance toute particulière partant de l’engagement du Royaume et la grande importance qu’il accorde à la question palestinienne, érigée en priorité de sa politique étrangère. Cette importance se traduit aussi par les appels incessants de SM le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, à l’instauration d’un Etat palestinien indépendant et souverain avec Al Qods Acharif comme capitale.

Le Maroc, sous le leadership de SM le Roi, Président du Comité Al-Qods, demeure engagé à poursuivre ses efforts au service de la cause palestinienne, a déclaré à cette occasion le président de la Chambre des représentants. Pour le Royaume, la résolution de ce conflit passe inéluctablement par “le droit à l’indépendance nationale et à la souveraineté et le droit des palestiniens de retourner à leurs terres et de récupérer les biens qui leur ont été confisqués”.

L’engagement du Maroc se traduit aussi par la création en 1998 de l’Agence Bayt Mal Al Qods Acharif à l’initiative de Feu SM Hassan II, pour veiller à préserver l’identité de la ville sainte et son caractère religieux, culturel et civilisationnel à travers le financement de programmes dans le cadre du partenariat avec les acteurs arabes, islamiques et internationaux.

L’Agence alloue annuellement une enveloppe budgétaire dépassant les 2 millions de dollars pour financer des projets de programmes d’aide sociale (scolarisation, allocation de bourses d’études, prise en charge d’orphelins, ainsi que l’organisation de colonies de vacances d’été chaque année au Maroc au profit des enfants maqdessis.

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