2 mois ferme pour avoir menacé d’ « égorger » les Arabes

L’activiste amazigh Malika Mezzane, poursuivie pour « menace de commettre un crime » et « discrimination », a été condamné à deux mois de prison ferme par le tribunal de première instance de Rabat.

Malika Mezzane, poétesse et activiste amazigh, a été condamnée ce 10 octobre à deux mois de prison ferme par le tribunal de première instance de Rabat pour « menace de commettre un crime » et « discrimination ».

L’activiste connue pour son racisme anti-arabe, avait publié le 13 septembre une vidéo dans laquelle elle menaçait « d’expulser » et d’ « égorger » les Arabes si les kurdes du Moyen-Orient n’obtiennent pas leur indépendance. «Soit vous laissez les Kurdes vivre en paix, soit nous les Amazighs, nous allons vous virer de l’Afrique du Nord», criait-t-elle devant la caméra.

Selon son avocat Mohamed Almou, la défense de Malika Mezzane compte déposer le 11 octobre une demande d’appel sur le jugement de première instance de Rabat. « On espérait une poursuite en état de liberté mais la justice a refusé, c’est déplorable parce que Madame Mezzane fait régulièrement des crises de nerfs en prison, sa situation est critique ».

Malika Mezzane n’en est pas à sa première polémique. L’activiste avait appelé en 2014 à pratiquer le jihad sexuel pour soutenir les Kurdes qui combattent contre Daech en Syrie et en Iraq.

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