Plus d’une Marocaine sur deux est en surpoids, voire obèse

66% des Marocaines obèses ou en surpoids, selon la Banque mondiale




Dans son dernier rapport sur l’obésité, intitulé «Conséquences sanitaires et économiques d’un défi mondial imminent», la Banque mondiale révèle que 66% des Marocaines sont obèses ou en surpoids.

Environ 44% des adultes et 20% des enfants de plus de cinq ans sont en surpoids ou obèses dans le monde. Le surpoids et l’obésité sont mesurés à l’aide de l’IMC (indice de masse corporelle), précise le rapport.

Le nombre de personnes en surpoids ou obésité a presque triplé depuis 1975 et cette problématique implique désormais 4 millions de décès dans le monde chaque année, dont près des deux tiers sont dus à des maladie cardiovasculaires.

Autrefois considéré comme un problème de santé publique uniquement dans les pays à revenus élevés, le surpoids et l’obésité sont désormais très répandus dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, lit-on.




Ces derniers sont désormais eux aussi confrontés au « double fardeau de la malnutrition, caractéristique définie par la coexistence de la malnutrition et du surpoids/obésité ».

Au Maroc, pays considéré par le rapport à revenu moyennement bas, on compte 66% de femmes obèses ou en surpoids et 14,9% de prévalence de retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans.

Le niveau du « double fardeau malnutrition/obésité-surpoids » est considéré par le rapport comme « modéré » dans le royaume.

Ce résultat s’inscrit dans la continuité d’une enquête épidémiologique de prévalence des facteurs à risques des maladies non transmissibles du ministère de la Santé réalisée en collaboration avec l’OMS (Organisation mondiale de la santé) révélant qu’en 2017, 20% de Marocains étaient obèses et 53% en surpoids.




Entre 2000 et 2017, le taux d’obésité au Maroc est passé de 13,2 à 20%, soit une augmentation d’environ 7 points. L’obésité touche trois fois plus les femmes (29%) que les hommes (11%) et touche davantage le milieu urbain (22,8%) que le milieu rural (14,9%).

Le rapport souligne par ailleurs que le Maroc est le seul pays d’Afrique du Nord à avoir mis en place une taxe sur la commercialisation des boissons sucrées.

Depuis 2019, le royaume a mis en place une TVA spécifique évaluée à 0,7 DH/litre sur les boissons non alcoolisées et non gazeuses qui contiennent plus de 5 mg de sucre/100 ml; 0,6 DH/litre sur les boissons énergisantes (hausse de 20%); 0,15 DH/litre sur les nectars (hausse de 50%), et 0,45 DH/litre pour les fabricants de boissons gazeuses (hausse de 50%).




 




À lire aussi: