Nador: arrestation d’une militante associative pour arnaque au nom du palais royal

Les services de la police judiciaire de Nador ont procédé à l’arrestation d’une militante associative à Nador qui aurait escroqué un nombre important de personnes, en leur faisant croire qu’elle avait des «relations haut placées» au sein du palais royal. Elle est également accusé d’avoir utilisé son activité associative à des fins personnelles.




Selon le quotidien arabophone Assabah, la mise en cause aurait fait miroiter à ses victimes, principalement issues de la ville d’Al Hoceïma, la possibilité de jouir de voitures de fonction en contrepartie du versement d’importantes sommes d’argent.

La garantie du parachèvement de la transaction était, selon elle, ses relations haut placées au sein des services des wissams royaux.

Ils ont alors saisi les forces de l’ordre après avoir remarqué que la concernée ne répondait plus à leurs appels et avait une attitude fuyante dès la réception des sommes d’argent.

Les présumées victimes d’arnaque ont présenté des «preuves accablantes», assure le média. Il s’agit principalement d’enregistrements audio WhatsApp qui attestent du versement des sommes d’argent, et dans lesquels elle affirme être en «voie d’immatriculation des véhicules à Rabat».

Le parquet général a décidé d’incarcérer provisoirement l’accusée dans la prison locale de Nador, et le juge a fixé la première audience du procès ce lundi 10 février.




Les sources d’Assabah affirment que le nombre de ses victimes continue d’augmenter, d’autant que de par son activité associative, la mise en cause a élargi son réseau de fraude dans plusieurs villes, telles que Oujda ou encore Driouch, en tissant des relations avec des responsables administratifs locaux.

La responsable présumée du montage frauduleux avait crée une association consacrée à la défense des droits des femmes et plus précisément des mères célibataires, et, à ce titre, avait noué des conventions avec plusieurs départements ministériels dans le cadre de cette activité, dont le ministère de la Justice et le ministère de la Famille et de la Solidarité, et aurait bénéficié de subvention allant jusqu’à 300.000 DH.

En outre, elle avait procédé à la création d’une société de nettoyage et de propreté il y a plus d’un an. Elle aurait à ce titre employé plusieurs mères célibataires.

Selon Assabah, les premiers éléments de l’enquête ont également démontré qu’elle aurait exploité la situation précaire de ces femmes en les mettant en situation de «quasi-esclavage», d’autant qu’elle avait, également, sous sa main, la majorité des dossiers de pensions de divorces en cours devant les tribunaux de la ville de Nador.




À lire aussi: