Fès: arrestation d’une jeune femme qui a diffusé une fausse alerte sur le Coronavirus

Les services de la police à Fès ont arrêté, lundi soir, la jeune femme soupçonnée d’avoir filmé et publié sur le réseau social une vidéo dans laquelle elle a fait état d’un premier cas de coronavirus enregistré sur un ressortissant chinois qui s’est évanoui dans un restaurant asiatique au centre de la capitale spirituelle.




La mise en cause a été arrêtée près du siège de la Caisse nationale de sécurité sociale dans le centre de Fès où elle propose d’aider les gens à remplir les formulaires administratifs, non loin du restaurant en question.

La jeune femme avait publié, dans la soirée de mercredi, une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle elle a annoncé l’enregistrement du premier cas de coronavirus à Fès sur un touriste chinois, appelant les habitants de Fès à la prudence.

L’apparition dans la vidéo des éléments de la protection civile et d’un médecin les accompagnant avec des masques de protection sur leurs visages a encore advantage effrayé les gens et provoqué la mobilisation des services sanitaires et des autorités locales qui ont procédé à la fermeture de la rue où se trouve ledit restaurant avant de découvrir qu’il s’agissait d’une fausse alerte.




Le propriétaire du restaurant, un marocain qui en a confié la gestion à un ressortissant chinois, a indiqué que ce dernier, atteint du diabète, a eu simplement un grand malaise lié à sa maladie, mercredi dans la soirée, avant de perdre conscience et qu’il soit évacué d’urgence par ambulance vers l’hôpital.

Il a ajouté que la présence de l’ambulance a attiré l’attention des passants, qui se sont rassemblés devant le restaurant, et une jeune femme a filmé la scène et diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux en affirmant qu’un premier cas de coronavirus a été détecté sur un touriste chinois qui s’est évanoui dans le restaurant.

Le propriétaire du restaurant a souligné que la vidéo de la jeune femme a nui à la réputation de son restaurant, faisant savoir qu’il a décidé de poursuivre la jeune femme en justice pour les préjudices subis.




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