Le rôle de SM le Roi dans la défense de la cause palestinienne

La délégation marocaine à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a mis en avant, jeudi à Strasbourg, le rôle du Roi Mohammed VI, Président du Comité Al Qods, dans la défense de la cause de palestinienne, lors d’un débat consacré au Processus de Paix dans le cadre de l’actuelle session ordinaire de l’Assemblée.

Intervenant lors de cette séance plénière, le député Allal Amraoui, membre de la délégation marocaine, a souligné les efforts déployés par le Roi dont le leadership est affirmé au sein de la Ligue des Etats Arabes et de l’Organisation de la Coopération Islamique, en faveur de la cause palestinienne et l’importance qu’accorde le Souverain à la préservation de la ville sainte d’Al-Qods.

Alors que la récente décision américaine de reconnaître Al Qods comme capitale d’Israël suscite des inquiétudes de par le monde, il a souligné que le Roi a rappelé au président américain Donald Trump l’extrême importance que revêt la ville d’Al-Qods, qui doit demeurer une terre de cohabitation et un symbole de coexistence et de tolérance pour tous, ce qui exige de préserver sa place juridique et d’éviter tout ce qui est de nature à porter atteinte à son statut politique actuel.

Le député a saisi cette occasion pour s’élever contre la décision « incompréhensible » des Etats-Unis qui « vient en contradiction flagrante avec la légalité internationale et plus particulièrement les résolutions des Nations Unies, ainsi qu’avec les conventions conclues et les ententes entre les deux parties, palestinienne et israélienne », mettant en garde l’APCE que cette décision est à même d’impacter négativement les efforts intenses de l’administration américaine en vue de relancer le processus politique et risque de discréditer sa position de médiateur dans le conflit israélo-palestinien.

« Même si ce sujet n’est pas du ressort du mandat du Conseil de l’Europe, le devoir moral de l’Europe lui impose d’avoir une position commune clairement affirmée vis-à-vis de la politique du gouvernement israélien dans les territoires palestiniens, cette politique qui contribue à l’instabilité générale de la région », a plaidé le parlementaire marocain.

Et de conclure que l’Europe qui a « un intérêt direct » à ce que la paix s’installe durablement dans la région, « peut et doit imposer le droit international comme la base d’une solution politique au conflit israélo-palestinien en mettant en avant les résolutions des Nations unies posant les termes de la solution du conflit ».

Ce débat a été sanctionné par une déclaration de l’APCE qui souligne que « l’Europe devrait jouer un rôle majeur dans le soutien et la poursuite du Processus de Paix » en vue de parvenir à une solution au conflit israélo-palestinien.

« Il est de la responsabilité de la communauté internationale, notamment du Conseil de l’Europe, de créer les conditions appropriées pour relancer ce processus », affirme l’APCE, qui, tout en déplorant la déclaration du président américain sur le statut d’Al Qods, le 6 décembre 2017, a souligné, dans une résolution, que le statut de la ville sainte devrait être décidé d’un commun accord entre les Israéliens et les Palestiniens ».

L’Assemblée a également réitéré son soutien à « une solution à deux États, sur la base des frontières de 1967 », appelant à cet égard les autorités israéliennes à « cesser la construction de nouvelles colonies et l’extension de celles existantes, de même que toutes les destructions d’habitations, les expulsions forcées et les confiscations de terres dans les territoires occupés ».