CDM 2026: les stades démontables, l’arme secrète du Maroc

Pour promouvoir le dossier de candidature du Maroc en vue d’organiser le Mondial 2026, Fouzi Lekjaa a forcé le trait sur la capacité du pays à poursuivre les grands chantiers structurants et faire jouer ses relations diplomatiques pour avoir le soutien des grandes puissances.

Le président de la FRMF le sait: le Maroc n’a pas les moyens de l’Amérique du Nord, mais il a des idées. La plus pertinente serait de construire des stades démontables ou modulables avec une capacité de 50.000 supporters qui serait réduite à 25.000 après la fin du Mondial 2026, révèle Assabah du 25 janvier.

Fouzi Lekjaa a plaidé pour le réalisme dans la façon d’approcher les réalisations en termes d’infrastructures qui doivent accompagner la préparation de la Coupe du monde 2026. «Le projet d’un tunnel dans le Tichka pour relier Marrakech à Ouarzazate est un projet dans l’agenda de l’Etat marocain, qu’on obtienne ou pas l’organisation du Mondial», a-t-il déclaré dans une tentative pour expliquer que les investissements que l’Etat va consentir ne seront pas nécessairement liés à l’organisation de cette compétition.

Le président de la FRMF a insisté sur l’apport principal de cette compétition qui consiste à marketer l’image du Maroc sur la scène internationale. Il a cité notamment le cas de la Russie qui organise cette année la compétition, ainsi que le Qatar qui accueillera l’édition de 2022. Deux pays qui ont bénéficié d’une vraie visibilité sur la scène internationale.

En clair, Lekjaa se veut pragmatique et plaide pour l’utilisation de la Coupe du monde comme levier visant à rattraper le retard dans le développement des infrastructures du pays. Par ailleurs, il a évoqué le nouveau mode de vote du pays organisateur en 2026. Il en ressort que le Maroc va fructifier ses relations avec des grands pays comme la Chine ou la Russie, ainsi que les pays du Golfe et l’Europe, sans oublier les pays africains qui semblent tous acquis à la candidature du royaume.