CAF: le président de la Fédération algérienne de football écope de deux ans de suspension

Kheireddine Zetchi, président de la FAF, était apparemment venu au Maroc pour semer la zizanie. Pour s’être retiré du Comité d’organisation du CHAN 2018, il vient de récolter une suspension ferme de deux ans de la part la Confédération africaine de football.

Les Algériens n’arrivent pas encore à s’adapter au nouveau changement de cap à la CAF. Ils se croient toujours en territoire conquis, alors que l’époque des dinosaures Hayatou-Raouraou est bel et bien révolue. Le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, vient de l’apprendre à ses dépens.

Ainsi le quotidien Assabah de ce mercredi 24 janvier nous apprend que la Confédération africaine de football vient de le suspendre de sa qualité de membre du Comité exécutif pendant les deux prochaines années. Elle lui reprocherait un «comportement peu professionnel en pleine compétition continentale.»

En effet, dès son arrivée au Maroc, quelques jours avant le CHAN, Zetchi a donné le ton quant à ses intentions malsaines. Il a exigé d’Ahmad Ahmad, président de la CAF, d’intégrer illico l’autre Algérien, Bachir Ould Zmiri, vice-président de la FAF, au Comité exécutif de l’instance africaine, et ce malgré les délais légaux déjà dépassés depuis belle lurette. Il prétextait que l’Algérie est sous-représentée (au profit du Maroc, se plaint-il sans le dire) au sein du nouveau directoire de la CAF.

Sa proposition étant diplomatiquement rejetée par le Malgache, l’impénitent Zetchi a alors fait monter les enchères en démissionnant du Comité d’organisation du CHAN, où il était chargé de superviser les matchs au Grand stade de Marrakech.

Cette décision de suspension de Zetchi entrera en vigueur à partir du 27 janvier courant. En attendant de voir ce que donnera le recours qu’il compte introduire auprès de la FIFA et du Tribunal arbitral du sport (TAS), le patron du football algérien ne pourra plus assister à la moindre réunion de la CAF, ni communiquer avec elle… jusqu’en 2020.