Achat d’avions israéliens par le Maroc: ce qu’en pense un expert marocain

Abderrahmane Mekkaoui nous donne son avis sur l’information rapportée par certains médias, selon laquelle le Maroc pourrait acquérir quatre avions de renseignement israéliens.

Des médias marocains, ainsi que le portail spécialisé en information militaire Intelligence Online, ont récemment rapporté que le Maroc pourrait recevoir quatre avions de renseignements dotés de technologies israéliennes. Selon les mêmes sources, cette acquisition sera financée par l’Arabie saoudite, dans le cadre d’un accord signé avec les Etats-Unis. Pour l’heure, l’information n’a été ni confirmée ni infirmée par aucun des pays concernés. Alors qu’en est-il vraiment?

«Il ne s’agit pas d’avions israéliens, mais d’avions-radars américains dotés de la 4egénération du système de détection et de commandement aéroporté AWACS (Airborne Warning and Control System)», tranche Abderrahmane Mekkaoui, expert dans les questions militaires et stratégiques. En effet, les composantes du système embarqué sur les avions proviennent de plusieurs pays. Alors, la présence d’éléments israéliens «n’est pas à exclure», car «Israël est une puissance électronique reconnue par les stratèges militaires du monde entier».

Insistant sur la nécessité d’être vigilant quant à la véracité de l’information, Mekkaoui «pense que le Maroc se dote d’armements sophistiqués pour défendre ses intérêts géostratégiques, surtout que l’Algérie voisine s’est dotée d’armements aussi avancés de provenance russe et chinoise». L’expert situe donc cette «très probable» acquisition par le Maroc dans la course aux armements que connaît le Maghreb. De plus, ajoute-t-il, «les guerres actuelles sont menées avec des missiles à longue portée, des drones, des avions électroniques de renseignements et de surveillance, etc.»

Selon les médias qui ont révélé l’affaire, l’acquisition des avions par l’armée marocaine sera financée par l’Arabie saoudite. «Si l’achat se confirme, il s’expliquera par les ententes stratégiques et militaires très profondes qui lient les deux royaumes», conclut Mekkaoui.