Mondial 2026: le Maroc mise sur une stratégie des cartes gagnantes

La candidature nord-américaine pour l’organisation du Mondial 2026 n’est finalement qu’un épouvantail grandiloquent que le Maroc pourrait facilement défier. A condition de bien exploiter les nombreuses cartes qu’il a en main.

Ce mardi, le président du Comité de candidature marocaine au Mondial 2026, Moulay Hafid Elalamy, présentera, lors d’une conférence de presse, les membres de ce Comité qui va se charger de défendre le dossier marocain. C’est dans ce cadre que le quotidien Al Massae de ce 23 janvier dit avoir «obtenu» les détails de la stratégie que le Maroc compte déployer pour convaincre la majorité absomue des 207 fédérations nationales de football qui participeront au vote du 13 juin prochain à Moscou.

Auparavant, le Maroc doit prier pour que son dossier dépasse le premier écueil du 16 mars prochain, à savoir la recevabilité de son dossier, décision qui sera prise par une Commission restreinte de la FIFA composée de 37 membres.

Une fois cette étape franchie, Al Massae estime que la stratégie marocaine sera d’abord communicationnelle, avec pour cible toutes les fédérations et pays membres de la FIFA, sans exclusive. De nombreux médias nationaux et internationaux seront ainsi mis à contribution pour contrer la puissante machine médiatique américaine, et mettre à nu les éventuels manques de neutralité dont fait preuve de temps à autre Gianni Infantino, président de la FIFA qui se croit redevable aux Américains suite à la cabale du FBI contre les anciens dinosaures qui entouraient Sepp Blatter.

Il s’agira aussi pour les défenseurs du dossier de la candidature marocaine de montrer que les retombées économiques du Mondial 2026 peuvent également être conséquentes en cas d’organisation au Maroc, pays qui mise aussi sur le droit de l’Afrique d’organiser une deuxième Coupe du monde après celle, réussie, en 2010 en Afrique du sud, et sur sa proximité avec l’Europe, continent le plus représenté numériquement en Coupe du monde (13 équipes sur 32 actuellement)

Par ailleurs, la diplomatie marocaine sera sollicitée pour appuyer le dossier de candidature auprès des pays membres de la Conférence islamique (OCI), la Ligue arabe, l’Union africaine, l’Union européenne, le Conseil de coopération du Golfe… En définitive, le Maroc n’aura besoin, le 13 juin prochain, que de 104 voix sur les 207 votants.

Or quand on sait que l’Afrique (55 voix) et l’Asie (46) disposent à eux elles seules d’une centaine de voix (contre 51 pour les deux Amériques), le coup est d’autant plus jouable que les Etats-Unis sont actuellement isolés par les maladresses en cascade de leur président, Donald Trump.

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