Fonction publique: le gouvernement en guerre contre les faux certificats médicaux

Des milliers de certificats médicaux sont quotidiennement délivrés à des agents de la fonction publique. A tel point que c’est parfois le vide qui prévaut dans les bureaux des administrations publiques. Le gouvernement planche ainsi sur un décret pour mettre fin à cette hémorragie.

La délivrance des certificats médicaux est l’ennemie du rendement dans les administrations, qu’elles soient privées ou publiques. Mais il semblerait que ce sont ces dernières qui pâtissent le plus de ce phénomène. Ainsi, rapporte Al Massae dans son édition de ce mardi 23 janvier, le gouvernement s’apprête à sortir un nouveau décret relatif au strict contrôle des certificats médicaux dont se prévalent des milliers de fonctionnaires pour s’absenter.

Le nouveau décret va surtout introduire une contre-expertise obligatoire à laquelle seront soumis tous les fonctionnaires qui justifieraient leur absence au travail par un certificat médical. Des sanctions rigoureuses sont également prévues contre tous les agents ou fonctionnaires qui font usage de certificats médicaux pour justifier une absence illégale.

Al Massae cite l’exemple du ministère dee l’Education nationale qui, en l’espace de 6 mois seulement, a enregistré un record de 54.000 absences sur présentation d’un certificat médical. Qui plus est, la majorité de ces certificats médicaux a été délivrée par un même groupe de médecins privés, ce qui a éveillé les soupçons quant à la crédibilité de ces documents.

D’ailleurs, les statistiques officielles révèlent que les absentéistes de la Fonction publique ont généralement recours à des médecins privés pour acheter les certificats médicaux, vu le contrôle plus sévère institué au sein des hôpitaux publics depuis une circulaire en ce sens imposée, rappelle Al Massae, par l’ancien ministre de la Santé, Houcine Louardi.

Cette nouvelle levée de bouclier contre les faux certificats médicaux intervient parallèlement à la décision du ministère de la fonction publique et de la modernisation de l’administration de réorganiser la procédure disciplinaire contre les fonctionnaires. Il s’agira aussi d’établir une échelle d’évaluation du rendement des agents de l’Etat, évaluation qui suppose la fin des «malades imaginaires»