Diplomatie: la leçon de Bourita à Messahel et Ouyahia

La presse nationale à paraître ce lundi 23 janvier revient largement sur la participation de Nasser Bourita, à Alger, à la 14ème réunion du Dialogue 5+5. Le chef de la diplomatie marocaine a implicitement répondu aux accusations des responsables algériens contre le Maroc. Les détails.

Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale (MAECI), était en déplacement, dimanche dernier, à Alger pour prendre part à la 14ème session du Dialogue 5+5.

Mais ce n’est pas tant ce rendez-vous qui a retenu l’attention des médias, qu’ils soient marocains ou algériens, puisqu’il s’agit du premier déplacement du genre depuis les graves accusations de Abdelkader Messahel, chef de la diplomatie algérienne, contre le Maroc, ses entreprises, ses banques et le transporteur aérien national.

Al Ahdath Al Maghribiya dissèque le discours, à Alger, de Nasser Bourita qui a attiré l’attention sur les graves conséquences de certaines déclarations « irresponsables » sur la stabilité de la région. « Le bon voisinage n’est pas seulement un principe, mais aussi des valeurs et un engagement », relève ainsi Al Ahdath.

Le journal rappelle d’ailleurs que, après les déclarations de Abdelkader Messahel, Ahmed Ouyahia, premier ministre du pays voisin, a envenimé la situation, il y a quelques jours, en se faisant l’auteur d’une violente sortie contre le royaume.

Al Ahdath souligne que Abdelkader Messahel, qui a multiplié les signes d’amabilité vis-à-vis de son homologue marocain, n’est pas parvenu à effacer l’affront fait au Maroc.

« Des messages chiffrés de Bourita à Messahel », titre pour sa part Assabah en « Une ». La publication revient sur les propos du chef de la diplomatie marocaine concernant les blocages à l’intégration régionale au Maghreb, comparant ce qui se fait en Europe et la triste réalité de ce côté-ci de la Méditerranée.

Nasser Bourita, rapporte Assabah, a rappelé le rôle de leader du roi Mohammed VI dans la défense de l’Afrique et de ses intérêts. Un rôle qui ne fera que se renforcer, avec le retour du royaume dans sa famille institutionnelle continentale, l’Union africaine.