Enquête sur un dinosaure marocain en vente aux enchères au Mexique

Ils étaient censés être encore enfouis dans la terre marocaine où ils sommeillent depuis des millions d’années. Mais des squelettes de ces dinosaures ont été découverts en vente frauduleuse dans des expositions archéologiques internationales. Comme lors de la semaine écoulée, au Mexique.

La direction du Patrimoine relevant du ministère marocain de la Culture est sur le point d’ouvrir une enquête, après avoir reçu des informations concordantes selon lesquelles les ossements provenant de la queue d’un dinosaure marocain auraient été mis en vente aux enchères au Mexique, la semaine dernière.

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, ce lundi 22 janvier, que les autorités marocaines concernées comptent ainsi faire prévaloir leurs droits historiques et géographiques pour se faire restituer ces trésors archéologiques volés. Il s’agira d’abord, pour les enquêteurs marocains, de déterminer la région d’origine exacte des ossements du dinosaure en vente au Mexique, avant de déterminer la façon dont ils ont pu être transportés hors du Maroc. Cette phase accomplie, le Maroc exigera la mise en œuvre des conventions internationales interdisant la vente d’objets archéologiques volés et leur restitution à l’Etat d’origine, en mettant particulièrement en avant la convention 1970 de l’UNESCO.

Dans cette récente affaire d’une partie de dinosaure vendue au Mexique, Al Ahdath précise même que les promoteurs de cet acte frauduleux ont tenté de se camoufler derrière une action caritative. Ils prétendaient ainsi que le produit de la vente du dinosaure marocain serait reversé à une association chargée de reconstruire des écoles mexicaines détruites lors d’un récent tremblement de terre!

Al Ahdath rappelle également l’affaire du dinosaure marin marocain, datant de 6 millions d’années et intercepté en février dernier, à Paris, par des trafiquants. Estimé au premier mot à 450.000 euros lors de sa présentation à une vente aux enchères, le squelette de l’animal préhistorique a pu finalement regagner son pays d’origine suite à un accord à l’amiable entre les autorités marocaines et les faux propriétaires.